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24 janvier 2007

Allocations des handicapés

J’ai conscience d’affronter, aujourd’hui, un sujet tabou. Les bien-pensants, dans leurs habits de soie, s’offusqueront peut-être du thème soulevé : il est des choses, madame, dont on ne parle pas. Ne me considérant pas comme un « bien-pensant », je me risque donc à vous livrer, en cette soirée hivernale, quelques dépenses publiques ayant trait aux handicapés. Comprenons-nous bien : je trouve admirable le fait que certaines personnes aident lesdits individus à surmonter leur handicap pour faire face à la vie. L’aide apportée peut consister en temps, en paroles, en offres d’emploi ou en argent : au final, elle s’avérera bien souvent bénéfique.

Mais il se fait que le législateur belge est intervenu, une fois de plus, dans une matière ne le regardant aucunement : il a réglé le paiement d’allocations aux handicapés, via une loi du 29 juin 1969 tout d’abord, via une loi du 27 février 1987 par la suite. Non content d’offrir un « droit » à l’allocation pour ceux ayant vu leurs « capacités de gain » se réduire à cause de difficultés physiques ou « psychiques », le bon législateur belge a également prévu une « allocation d’intégration » et une « allocation pour l’aide aux personnes âgées ».

Résultat : l’an passé, l’état fédéral belge a payé 1.506.000.000 EUR d’allocations aux handicapés « en application de la loi du 27 février 2007 ». Un milliard et demi d’euros. 150 EUR par Belge. Ou, pour mieux mettre en valeur : entre 300 et 450 EUR par travailleur (au pif). Je n’ose même pas omettre le secteur public et parler en termes d’emplois réellement créateurs de richesses, par crainte d’en faire pleurer plus d’un.

Chaque année, une famille s’appauvrit donc de 300 à 900 EUR, en fonction des cas, rien que pour subsidier les handicapés. Cette somme n’est pas négligeable – les chiffres actuels de pauvreté dans nos belles contrées socialistes en témoignent. Elle correspond même, pour certains, à un mois de salaire (ainsi, un avocat stagiaire gagne, mensuellement, entre 300 et 400 EUR nets).

Je le répète : je ne suis pas contre le fait que certaines personnes consacrent une partie de leur argent aux handicapés. Je suis d’ailleurs convaincu qu’en anarcapie, des associations aideraient lesdits handicapés, tant financièrement qu’affectueusement. Toutefois, ce système serait bien différent de celui que nous connaissons actuellement :

1. Il ne serait pas basé sur le vol. L’argent dont bénéficieraient les associations ne serait pas honteusement ponctionné sur le patrimoine d’individus, pauvres ou riches. Il proviendrait d’hommes bienfaisants et soucieux de leur prochain.

2. Les handicapés, ne disposant pas d’un « droit » à une allocation, pourraient s’intégrer plus facilement. Actuellement, ils sont freinés dans la recherche d’emploi par cette allocation : en leur assurant un train de vie raisonnable, elle s’assure aussi qu’ils seront moins tentés de rechercher un travail et, ipso facto, une véritable intégration dans la société. Nous l’avions déjà vu : les états empêchent les individus « différents » de vivre dignement, tout en prétextant les aider.

Posté par Wali23783 à 21:39 - Dépenses publiques - Commentaires [11] - Permalien [#]

Commentaires

  • Une misére L'AAH

    moi idem maladie de chron invalidante je passe ma journée au wc (je vous passe les détails les plus crades )bref il faut attendre un moment de calme pour tenter de faire mes courses et sortir Faut savoir que cette maladie est aussi symptomatique si je n'ai pas de souci pas d'anxiété que je suis occupé je vais bien et oublie les wc , j'ai 57 ans refais ma vie et et papa d'une petite fille de 3 ans j'ai été pendant 4 ans inapte au travail par un médecin je me suis battu avec pour reprendre l'aptitude au travail je l'ai eu ! et désormais toutes les portes se ferment on me renvoie a cap emploi qui n'a rien ,car débordé ensuite j'écris a la mairie de valence( drôme )et socialiste depuis peu , pour un petit boulot même à mi-temps on me renvoie a la MDH ancienne cotorep qui de son coté dit que je n'est pas droit à un CAT car étant reconnu handicapé de 50 à 79 % et faut un taux d'au moins 80% pour y avoir droit . Bref le temps passe ils doivent attendrent que j'arrive à 65 ans pour me conseiller de demander la retraite avec le sourire et 200 € par mois de retraite aussi ... en attendant on vit avec 621 € de AAH + les allocs soit environ 900 € par mois ma femme , ma belle fille de 16 ans dont l'ex de ma femme ne paye plus la pension alimentaire , ma fille de 3 ans n'aura plus droit a l'allocation jeune enfant moins 140 € sur LE BUDGET . malgré tous ses problêmes les gens s'en foutent on vous trimballe on vous met sur des voies de garage avec un beau discours sur les handicapés de circonstance au passage , et dieu sait que j'ai une volonté énorme de trouver au plus vite un emploi , mais cela ne suffit pas malheureusement dans leur esprits .On ne vit pas avec 600 € et des brouettes surtout comme on a une famille bref j'ai plus de besoin que un célibataire qui lui ne s'en sort déjà pas avec 627 € de AAH par mois

    Je pense que une étude des droits au cas par cas en plus du handicap et tenir compte de la situation familiale de la personne s'impose vite car faire des réformes c'est bien mais c'est mettre à chaque fois un pansement sur une jambe de bois . Il faut une grande campagne nationale pour sensibilisé ce pays endormie sur ce problème du handicap et surtout un budget conséquent car une personne handicapée au travail produit des richesses pour le pays et pour voir visité un c.a.t (à ma demande) une personne handicapé au boulot et 100 fois plus motivé que une personne non handicapée . et en revanche l' handicapé mis en dehors de la société appauvrit notre pays .

    Ah j'oubliais de dire j'ai commencé a travaillé en usine à 14 ans pour 40 francs par mois soit même pas 7 € de nos jours

    Posté par philippe, 26 août 2008 à 12:32
  • Sans parler des abus qui permettent de truquer les chiffres du chômage, à l'instar des Pays-Bas en particulier:
    http://www.oecd.org/document/12/0,2340,fr_2649_34635_2496652_1_1_1_1,00.html

    Posté par Thierry, 24 janvier 2007 à 22:19
  • Consternant !

    Faîte lire ce texte à un médecin et introduisez une demande d'allocation, si la bêtise était un handicap, vous auriez certainement droit à plusieurs allocations! La discrimination envers les personnes handicapées (et d'autres) tombe sous le coup de la loi !

    Posté par PH, 28 juin 2007 à 21:44
  • Au-delà des insultes, n'hésitez pas à argumenter.

    Posté par Wali, 29 juin 2007 à 00:27
  • Voici les arguments ...

    Désolé mais je suis tombé sur votre blog au hasard d'une recherche et j'ai d'autres choses à faire. Cependant, il existe plusieurs catégories d'allocations et diverses sommes allouées. Les plus gravement handicapés ont une allocation qui peut en effet paraître importante mais il existe un grand nombre de personnes qui ont une allocation qui ne leur permet pas de vivre dignement et de compenser leur handicap. D'autre part, si vous êtes capable de trouver un boulot à une personne polyhandicapée, myopathe sous respirateur et j'en passe, faite-le moi savoir. De plus, les allocations sont réduites en fonction des revenus de la famille. Bref, je pourrais vous donner encore des arguments à la pelle mais je n'ai vraiment pas le temps pour cela. J'espère que ni vous ni votre famille n'aura un jour besoin d'un tel dispositif ou peut-être ferai-vous appel alors à un homme de charité qui vous prendra sous son aile par compassion ... c'est ce que la solidarité évite en donnant à chacun la possibilité de vivre de manière acceptable ...

    Posté par PH, 29 juin 2007 à 08:15
  • Solution finale

    La médecine fait incontestablement des progrès. Les examens pratiqués pendant la grossesse et/ou très vite après l'accouchement permettent de déceler des déficiences. Alors, plutôt que de chercher des âmes charitables pour venir en aide à ces "individus" , ne pourrait-on imaginer la solution finale? J'espère seulement, Cher Monsieur,que seront aussi décelés les gènes de méchante bêtise présents chez certains. Car là, les dysfonctionnements sont souvent irréversibles et peuvent aussi coûter cher à la société. Alors, pourquoi ne pas limiter les frais?

    Posté par Naïve? Lucide?, 29 juin 2007 à 10:08
  • appel à bénévole

    Monsieur,
    Votre témoignage interpelle, effectivement. Comme vous le dites, le handicap est encore un sujet tabou. On ne le voit pas, on ne le recontre pas assez... Cela commence à la crèche, à l'école, et ça continue dans les entreprises qui sont toutes légalement sensées employer une personne avec handicap pour 10 employés (Où sont-elles ???). Puisqu'on ne les voit pas, on se dit que "les handicapés",ils optent pour la facilité, et donc tant qu'à faire, on leur attribue la cause d'un malaise sociétal, car ils deviennent sans distinction des "profiteurs du système".

    Des familles et des associations ( petite précision: tout ce travail se fait en bénévolat bien sûr !)se battent actuellement pour que les enfants avec handicap puissent trouver une place au sein de l'école ordinaire. Et ce n'est pas facile pour elles, effectivement en partie du fait que l'Etat bien-pensant a envisagé une autre solution pour eux, l'enseignement ségrégé, qui finit par devenir l'unique solution dans la mesure où il présente l'énorme avantage (mais pas aux yeux de toutes les familles concernées) d'être bien à part. Aux parents qui résistent, on attribuera l'étiquette de "ceux qui refusent de voir le handicap de leur enfant...". Autant mettre ensemble ceux qui se ressemblent.

    Si l'organisation d'un enseignement ségrégé coûte très cher à l'Etat, et qu'on pourrait interpréter cela comme un énième privilège pour "les handicapés", ça n'empêche pas des familles concernées de se mobiliser et de faire entendre leur désir d'être au plus proche des familles ordinaires... et d'y travailler même !!! Il ne faudrait pas confondre: les familles dans lesquelles il y a une personne avec handicap ne sont pas en demande d'argent facile ou de privilège. Les familles dans lesquelles il y a une personne avec handicap, elles sont comme vous: elles souhaiteraient une vie épanouissante, une accessibilité à des activités, notamment professionnelles, dans lesquelles elles peuvent se valoriser telles qu'elles sont. Mais pour elles, c'est moins évident parce qu'elles ne rentrent pas "dans le moule" du profil de compétences requis par les systèmes en place.

    Puisque l'Etat ne peut assurer cette accessibilité pour chaque personne, il dégage des moyens spécifiques pour ceux pour lesquels il reconnaît que, objectivement, cela sera plus difficile, parce qu'ils sont comme ils sont. Autrement dit, ces ressources spécifiques "aux handicapés", c'est non seulement un droit, c'est d'abord et avant tout une reconnaissance de société pour une situation que les personnes concernées n'ont pas cherché et dont, très franchement, elles se passeraient bien. De même d'ailleurs que l'étiquette de "profiteur du système", un des prix à payer de cette reconnaissance de société. A vous lire, il semblerait plus valorisant d'être assisté que de travailler.

    Enfin, tout ce discours reste bien superficiel, et puisque vous semblez ouvert à consacrer du temps "aux handicapés", venez donc joindre votre expertise financière à celle de l'Association de Parents pour l'Epanouissement des Personnes avec Autisme. Vous avez de la chance, on recrute. Ne laissez surtout pas passer cette belle opportunité d'enrichissement... humain!

    Posté par Maryline, 29 juin 2007 à 13:57
  • @ PH + @ Naïve

    @ PH:


    "Désolé mais je suis tombé sur votre blog au hasard d'une recherche"

    Je sais.


    "j'ai d'autres choses à faire"

    Vous auriez pu également vous passer d'insulter, alors.


    "Cependant, il existe plusieurs catégories d'allocations (...)"

    Si vous aviez lu attentivement le texte, vous auriez compris que je ne critique pas le fait que de l'argent soit donné à des handicapés, mais bien le fait que l'on prenne de l'argent aux gens qui travaillent sans leur demander leur avis.


    "D'autre part, si vous êtes capable de trouver un boulot à une personne polyhandicapée, myopathe sous respirateur et j'en passe, faite-le moi savoir."

    Vous parlez d'un cas extrêmement rare et construisez une généralité là-dessus. Point de vue logique, c'est zéro.


    "J'espère que ni vous ni votre famille n'aura un jour besoin d'un tel dispositif ou peut-être ferai-vous appel alors à un homme de charité qui vous prendra sous son aile par compassion..."

    Ma filleule est handicapée; et j'assumerai parfaitement si le destin vient à m'offrir un jour un enfant handicapé.
    L'argument de l'égoïsme, que vous soulevez dans un brillant straw-man, est donc éculé.


    "c'est ce que la solidarité évite en donnant à chacun la possibilité de vivre de manière acceptable..."

    Pour rappel, la solidarité est un SENTIMENT.
    Si c'est par la force que l'on prend de l'argent aux uns pour le distribuer aux autres, il n'y a donc pas de sentiment, mais bien une obligation. Par conséquent, il n'y a pas de solidarité dans les allocations actuelles. Seul le système que je prône met réellement en oeuvre la solidarité au sens véritable du mot.


    -----

    @ Naïve:


    "La médecine fait incontestablement des progrès. Les examens pratiqués pendant la grossesse et/ou très vite après l'accouchement permettent de déceler des déficiences. Alors, plutôt que de chercher des âmes charitables pour venir en aide à ces "individus" , ne pourrait-on imaginer la solution finale?"

    Etant libéral et attachant, par conséquent, un profond respect pour la vie humaine, je suis contre tout meurtre, qu'on le qualifie d'euthanasie ou d'IVG.
    Vos sous-entendus grotesques sont donc pour le moins malplacés.


    "J'espère seulement, Cher Monsieur,que seront aussi décelés les gènes de méchante bêtise présents chez certains. Car là, les dysfonctionnements sont souvent irréversibles et peuvent aussi coûter cher à la société. Alors, pourquoi ne pas limiter les frais?"

    Atteindre le point Godwin dès le premier commentaire relève très certainement de la plus crasse des bêtises, outre que ça souligne en surplus la fatuité profonde de la personne qui l'émet.

    Posté par Wali, 29 juin 2007 à 20:14
  • @ Maryline

    "Puisqu'on ne les voit pas, on se dit que "les handicapés",ils optent pour la facilité, et donc tant qu'à faire, on leur attribue la cause d'un malaise sociétal, car ils deviennent sans distinction des "profiteurs du système"."

    Il y a certainement des profiteurs chez les handicapés comme partout ailleurs.
    Toutefois, ce n'est pas sur ces gens-là que j'attire l'attention dans mon billet, mais bien sur ceux qui sont victimes du système actuel, leur offrant une allocation certes, mais les empêchant in concreto de bosser. Voir le lien indiqué sur les mots "Nous l'avions déjà vu" en fin de billet.
    Si la suite immédiate de votre commentaire semble confirmer que vous avez bien compris la nuance que j'apporte à ce niveau, la fin de votre texte affirme pourtant le contraire: "A vous lire, il semblerait plus valorisant d'être assisté que de travailler."
    Or, le dernier paragraphe du billet est très clairement un plaidoyer pour le travail des personnes handicapées.
    Il me semble, en tout cas à ce niveau, que nous poursuivons les mêmes objectifs.


    "Mais pour elles, c'est moins évident parce qu'elles ne rentrent pas "dans le moule" du profil de compétences requis par les systèmes en place.
    Puisque l'Etat ne peut assurer cette accessibilité pour chaque personne, il dégage des moyens spécifiques pour ceux pour lesquels il reconnaît que, objectivement, cela sera plus difficile, parce qu'ils sont comme ils sont."

    1. Notons tout de même le nombre bien trop important d'handicapés reconnus comme inaptes au travail en Belgique.

    2. Si je comprends tout à fait votre point de vue, j'attirerai néanmoins votre regard sur l'origine des fonds. Il s'agit de l'argent de tout un chacun, littéralement volé par l'état contre la volonté de l'individu victime.
    C'est bien ce fait-là qui est critiqué dans le billet.



    "ces ressources spécifiques "aux handicapés", c'est non seulement un droit"

    Nuance: un faux droit. (Voir la recherche Google sur ces mots.)



    "c'est d'abord et avant tout une reconnaissance de société pour une situation que les personnes concernées n'ont pas cherché"

    C'est surtout un blanc-seing donné aux familles: désormais, ce sera à la collectivité d'assumer, non plus aux proches.
    Faire cela, c'est surtout isoler les handicapés.


    "tout ce discours reste bien superficiel, et puisque vous semblez ouvert à consacrer du temps "aux handicapés", venez donc joindre votre expertise financière à celle de l'Association de Parents pour l'Epanouissement des Personnes avec Autisme."

    Je travaille à temps plein et en tant que travailleur, je donne au minimum 300 EUR chaque année pour les handicapés, comme mentionné dans le billet.
    Lorsque l'état cessera de me voler, peut-être qu'avec le temps récupéré (la moitié du temps que je bosse, c'est pour l'état, vu le haut degré de taxation chez nous), je pourrai m'occuper d'autres handicapés que ma filleule.

    Posté par Wali, 29 juin 2007 à 20:33
  • un petit dernier

    Bonjour,
    Pour en finir avec ma contribution au débat (qui ne risque pas de se régler sur un blog j'évoquerai simplement que:

    - c'est précisément parce que la solidarité spontanée a montré ses limites que de telles allocations ont été mises en place. Le handicap fait partie de la vie, et l'Etat cherche à compenser ce que les personnes ne tendent malheureusement pas à faire spontanément. Vous mentionnez la déresponsabilisation de la famille alors que celles-ci évoquent l'indifférence de ceux qui ne vivent pas le handicap au quotidien, d'où une précarisation injuste (voir statistiques sur l'indisponibilité sur le marché du travail des familles qui assument effectivement au quotidien les conséquences du handicap, et ce sans pour autant que cet investissement ne soit reconnu ou compensé; la précarité lié au handicap ne se résume donc pas à l'attribution d'allocations). Ce n'est tout de même pas négligeable !
    - Le programme des candidats libéraux envisageait d'ailleurs la reconnaissance de l'investissement de ces "aidants proches". Il va sans dire qu'une telle reconnaissance n'ira pas encore une fois sans une action sur des moyens spécifiques. Et toute mesure financière au bénéfice des personnes a des impacts positifs... mais aussi pervers. Le tout est de faire pencher la balance globale dans le sens du meilleur.
    - Il reste en effet que les moyens dégagés par l'Etat devraient appuyer l'investissement des personnes à se prendre en charge, non les emprisonner dans le système. Il est bien du devoir de l'Etat d'évaluer son action (comme il l'a fait par exemple dans la refonte du système d'allocations familiales majorées). La pure et simple suppression des mesures que vous mentionnez n'est cependant pas la solution à envisager, car à chaque moment du parcours de vie ses difficultés spécifiques; l'attribution de moyens qui sont spécifiquement liés est une manière de le reconnaître. Des discussions sont en cours sur le calcul d'un budget personnalisé. C'est une autre piste à suivre, mais on n'y est pas encore.
    - En conclusion, je rappellerais que l'importance du soutien apporté aux publics fragilisés d'une population tels que les personnes qui ont un handicap est un indicateur de développement de société (source: OCDE). Vivre dans une société développée, cela présente incontestablement des avantages... mais cela ne se fait pas sans coûts; la balance entre les droits et les devoirs individuels n'a pas fini de chercher son équilibre.

    Bonne continuation.

    Posté par Maryline, 30 juin 2007 à 13:55
  • Voila un post passionnant. !

    Wali a tout à fait raison en soulignant qu'aucune bonne action ne justifie de prendre le bien d'autrui contre sa volonté.

    Or, c'est exactement ce qu'il se passe aujourd'hui.

    Si l'Etat ne s'immiscait pas partout, des mécanismes privés se mettraient en place. On peut en concevoir un très rapide : une assurance privée. Vous êtes futurs jeunes parents et vous souscrivez une assurance 'enfant handicapé'. Si votre enfant nait avec un handicap, l'assurance couvrira les frais selon un contrat que vous aurez signé. Cette mutualisation VOLONTAIRE des risques permettrait à beaucoup de famille de faire face et de pouvoir choisir le meilleur contrat à leurs yeux.

    En cas d'handicap conséquent d'une maladie, cela peut également être couvert par une assurance.

    En cas d'handicap conséquent à un accident, le responsable de l'accident devra enfin indemnisé la victime à son vrai coût; ce qui peut également être couvert pas une assurance.

    Aujourd'hui l'Etat décide pour vous si vous avez droit à tel traitement et pas à un autre, à tel accessoire et pas à un autre... sans possibilité de choix alternatif.

    Dans mon concept d'assurance privée, comme il y a liberté, il y aura donc des individus ayant choisi de ne pas être non couverts par les assurances. C'est vers ceux-là que devra se tourner la solidarité LIBREMENT consentie et la philantropie. Ils ne seront peut-être pas aussi bien couverts que ceux ayant souscrit une assurance mais ils auront choisis délibérement de courir le risque.

    Posté par libergold, 30 juin 2007 à 14:57

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