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29 mars 2007

France : nouvelles émeutes

Tout le monde en a entendu parler, car il s’agit probablement d’un tournant dans le cadre de l’élection présidentielle française : de nouvelles émeutes ont secoué Paris mardi soir. Un bref rappel des faits s’avère nécessaire, tant la désinformation ayant trait à cette affaire envahit le net. Mardi 27 mars 2007, 16 heures 30, gare du nord : un Congolais de trente-deux ans, au palmarès de vingt-deux dossiers judiciaires, connu pour son comportement violent, se fait interpeller par deux agents de la RATP. Ceux-ci le soupçonnent de resquiller et lui quémandent son titre de transport. Paniqué, il assène un coup de tête à l’un des agents. Il se débat encore, vitupérant, lorsque des gendarmes mobiles le maîtrisent au sol. Peu à peu, des copains arrivent à la rescousse. Vers 18 heures 30, ils sont entre 300 et 400 à insulter les forces de l’ordre. Pas seulement des voyous, aussi des badauds naïfs, d’après une source policière : plusieurs rumeurs sont nées dans la foule (gosse de 13 ans interpellé au point de se faire briser le bras, femme enceinte frappée par les forces de l’ordre, etc.). Au final, tout dérape. Jusqu’à deux heures du matin, des émeutiers sans foi ni loi se battent contre la police.

Maintenant, les réactions politiciennes. Ça va voler bas.

Ségolène Royal constate l’échec de la droite en matière de sécurité, mais s’empresse de reprendre les mêmes recettes voyant que sa pristine position risque de lui être fatale.

Toujours du côté socialiste, Jack Lang renchérit : il a « demandé "une enquête" sur les violences pour établir s'il s'agit d'« incidents organisés ou fortuits ». » Avant de lancer ses accusations à peine voilées, monsieur Lang aurait pourtant du prendre connaissance de ce témoignage (in fine) ou de celui-ci, accusant ses petits amis communistes (médiatiques et politiciens).

François Bayrou en perd son français. Sur LCP-Assemblée nationale, il a « déploré que Nicolas Sarkozy ait fait de la police "uniquement une force de répression". » Mais qu’est la police, sinon une force de répression ? Le dictionnaire ne la définit-il pas comme la « force publique qui veille à l’observation des règlements maintenant la sécurité publique » ?

Philippe de Villiers, tellement xénophobe, en vient à confondre l’étranger et le casseur. Il évoque ainsi « "des bandes ethniques installées sur notre territoire et (qui) considèrent que même la gare du Nord, c'est leur territoire". »

La LCR s’indigne, quant à elle, de… « la brutalité de l’intervention policière ». Mieux : l’organisation trotskyste se dit « solidaire du mouvement de protestation et de solidarité des voyageurs ». Au moins est-elle claire et affirme sans l’ombre d’un doute son soutien aux délinquants.

En guise de conclusion, il convient de critiquer, une fois de plus, le laxisme imposé aux forces de l’ordre. Motif : élections présidentielles prochaines. Ainsi, un policier de la brigade des réseaux ferrés affirme « qu’à quatre semaines du premier tour de l’élection présidentielle, les consignes des autorités sont claires : «Pas de grabuge !» Résultat : «Certaines stations deviennent des zones de non droit et la police ne peut qu’observer la délinquance prospérer.» » Bref : n’emmerdez pas trop les voyous ; c’est trop risqué électoralement parlant. Triste pays que celui prenant fait et causes pour les voleurs, casseurs et assassins.

Posté par Wali23783 à 16:03 - Europe - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    Méfiance tout de même à l'égard des déclarations de Baroin, relayées dans la presse : le resquilleur n'a le pédigrée qu'on lui a prêté dans un premier temps :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20070330.OBS9660/deux_jeunes_hommes_condamnesa_quatre_mois_ferme.html

    Posté par climax, 30 mars 2007 à 10:45
  • Merci pour cet article.
    Toutefois, je reste méfiant, également, face aux propos nuancés de l'avocat du resquilleur. (C'est son métier; en tant que juriste, tu n'ignores pas qu'il existe toujours des filons pour faire disparaître l'une ou l'autre ligne d'un casier.)
    Quoi qu'il en soit, le casier judiciaire de l'homme en question importe peu, au final, si les faits (coup de tête) sont bien avérés.

    Posté par Wali, 30 mars 2007 à 18:05

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