Porte entr'ouverte

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21 mai 2007

Quand démocratie rime avec totalitarisme, l’histoire se répète

chavez_conf_bests_04L’Amérique du Sud a pris, voici quelques années, la voie du populisme gauchiste, et donc du totalitarisme. Le Venezuela, miné par le clientélisme chaviste, sombre de plus en plus vers la dictature. Les procédés de vote effacent discrètement le secret de celui-ci, les droits de l’homme y sont de moins en moins respectés et Chavez dispose en outre des pleins pouvoirs.

Aujourd’hui, la presse relaie une information capitale, mais qu’elle traitera, soyons-en sûrs, avec désinvolture : la liberté de presse et d’opinion n’est plus simplement menacée au Venezuela… Elle n’y existe plus ! ¡Viva la izquierda! ¡Viva la libertad!

Posté par Wali23783 à 00:03 - Monde - Commentaires [5] - Permalien [#]

Commentaires

  • Faut peut-être ouvrir plus les yeux!

    Je crois que tout ce que tu viens d'écire là, n'a rien avoir avec la Belgique. Sinon on ene serait pas sur ce site à donner nos opions sur des sujets tels que les programmes des partis politiques et autres, et que chacun parlerait à son aise sans aucun risque de se faire pourchasser pour ses idées. Alors la liberté d'expression, n'est ce pas la première forme de démocratie? Est-ce être totalitaire que d'être démocrate? Faut savoir faire la différence!

    Posté par Francine, 21 mai 2007 à 11:35
  • En ouvrant plus les yeux

    La Belgique, c'est le multipartisme totalitaire, et sectaire. La liberté d'expression dans notre pays et la démocratie dans notre pays ne sont pour l'instant qu'un jeu sémantique sans aucune valeur.

    D'ailleurs il n'y a pas de démocratie sans participation du citoyen ou sans liberté de participer (la liberté de ne pas participer par exemple est interdite par la loi).

    La prétendue liberté d'expression à la belge ou à l'européenne ne se matérialise pas autrement que dans le langage et le dire.

    Le vote est d'un point de vue politique la seule véritable manifestation de la liberté d'expression à la belge et qu'il ne change rien ...,

    Je félicite la réflection introduite grâce à l'analogie entre et le dictateur populaire et le vernis démocratique du multipartisme en Belgique.

    Je ne peux au passage que lancer un magnifique salut romain à quelqu'un qui sait faire la différence.

    Posté par En passant, 21 mai 2007 à 13:56
  • Réponse

    "Je crois que tout ce que tu viens d'écire là, n'a rien avoir avec la Belgique."

    C'est pourquoi je l'ai placée dans la section "Monde".

    "Sinon on ne serait pas sur ce site à donner nos opions sur des sujets tels que les programmes des partis politiques et autres, et que chacun parlerait à son aise sans aucun risque de se faire pourchasser pour ses idées."

    Ah! Quelle foi en l'état et en les socialistes de gauche et de droite!
    Avez-vous oublié le cas de Thierry? Celui de Gargamelo? Celui de la vingtaine de blogueurs français censurés pendant la campagne électorale par l'ex-couple Hollande - Royal?
    Et puis, avez-vous oublié les interventions coupées de Destexhe sur la RTBF? Les livres sur le roi et Di Rupo censurés car politiquement incorrects?
    Des exemples, on en trouve à foison.
    Je ne parle même pas des cas futurs de censure abordés le mois dernier sur ce blog (propos dits "homophobes", climat-scepticisme, etc.)

    "Est-ce être totalitaire que d'être démocrate?"

    Pas forcément, mais il faut reconnaître que la démocratie a une fâcheuse tendance à faire glisser tous les régimes la louant vers le totalitarisme.

    N.B. Je remarquerai, à la suite de "En passant", que l'apparence de démocratie que nous offre un pseudo-multipartisme est à scruter de plus près.
    Voir mon billet du 14 janvier 2007, ainsi que mes textes à propos de l'idéologie socialiste profonde du MR.

    Posté par Wali, 21 mai 2007 à 22:48
  • Faîtes gaffe les résistants combattants de la vraie liberté, l'Internet a des yeux et des oreilles.

    Posté par Vincent Carel, 25 mai 2007 à 00:44
  • Article du Figaro

    http://www.lefigaro.fr/reportage/20070526.FIG000001063_chavez_baillonne_la_tele_d_opposition.html

    Chavez bâillonne la télé d'opposition
    Caracas (Venezuela)
    LAMIA OUALALOU.
    Publié le 26 mai 2007
    Actualisé le 26 mai 2007 : 21h12

    Le 21 avril, de nombreux Vénézuéliens sont descendus dans les rues de Caracas pour manifester leur soutien à la chaîne contestataire RCTV, que le président a décidé de fermer.


    Yanes/AP.



    Le président Hugo Chavez s'est moqué, avant-hier, des motions adoptées par le Parlement européen et par le Sénat américain condamnant sa décision de ne pas renouveler la concession du principal canal de télévision vénézuélien, RCTV, qui doit disparaître des ondes demain. Six mois après sa triomphale réélection, Chavez veut accélérer la conversion du Venezuela au « socialisme du XXIe siècle », provoquant une concentration croissante du pouvoir entre ses mains.


    Depuis qu'il a rencontré Graciela, David n'est plus le même. Le beau garçon aux cheveux gominés veut en finir avec sa réputation de don Juan pour se dédier corps et âme à sa belle. Mais il apprend que Graciela est gravement malade. Leur amour suffira-t-il à la sauver ? Les téléspectateurs vénézuéliens ne le sauront jamais. Comme toutes les émissions du canal RCTV, la télénovela « Mi Prima Ciela », qui fait fureur depuis des mois, sera interrompue demain. En décembre, le président Hugo Chavez, vêtu de son uniforme vert olive et de son béret rouge de parachutiste, a annoncé qu'il ne renouvellerait pas la concession de la plus ancienne chaîne de télévision du pays. Si dans les médias et dans les quartiers aisés de Caracas la nouvelle a provoqué des protestations indignées sur le thème de la liberté d'expression, les habitants des « barrios », les zones déshéritées qui rassemblent 60 % de la population, se plaignent surtout de la disparition des émissions de divertissement, inexistantes sur le réseau public. Les patrons de RCTV l'ont bien compris : à chaque coupure publicitaire, une femme au foyer apparaît à l'écran en demandant à Hugo Chavez « de laisser (sa) télénovela en paix ». Réunis dans l'amphithéâtre orange de l'université centrale de Caracas (UVC), à la sortie d'un débat sur le « socialisme du XXIe siècle » promu par le régime, une poignée de professeurs discute des conséquences de la disparition de RCTV, sans parvenir à une opinion tranchée. Car, sur le plan légal, le gouvernement est dans son droit. Il ne s'agit pas de la fermeture d'un canal mais du non-renouvellement d'une concession. « C'est une décision souveraine, l'espace télévisuel est public, pas privé, et faire de RCTV le représentant de la démocratie est une blague », insiste le sociologue Luis Lander.





    Pendant des années, la chaîne a ouvertement conspiré contre le président en place en relayant les appels à renverser le régime. Lors du coup d'État du 11 avril 2002, le canal annonçait qu'Hugo Chavez avait démissionné et accepté que le dirigeant du patronat local, Pedro Carmona, assure l'intérim à la tête de l'État. En réalité, le président était maintenu au secret dans une île au large du Venezuela par des militaires putschistes. La stratégie n'a pas fonctionné : les dizaines de radios communautaires des « barrios » ont convoqué le peuple dans la rue pour protester. Moins de quarante-huit heures plus tard, les militaires putchistes capitulaient et Hugo Chavez revenait au palais présidentiel de Miraflores. Jamais il n'a pardonné. « Le discours des patrons de RCTV est hypocrite : ils ont agi en tant qu'acteur politique contre le régime et aujourd'hui ils cherchent la protection internationale au nom de la liberté d'expression », estime Antonio Gonzalez, un jeune professeur de la UCV. « Ils ne méritent pas d'administrer une chaîne, mais il faut à tout prix qu'on maintienne la pluralité dans les médias », ajoute-t-il.


    Or, le Venezuela pourrait basculer d'un extrême à un autre. Pendant des années, le secteur privé, contrôlé par l'opposition, a dominé le paysage de la presse écrite et télévisuelle, avec cinq chaînes - Venevisión, RCTV, Globovisión, Televen and CMT - et neuf des dix principaux quotidiens. À chaque offensive pour déloger Hugo Chavez, les médias ont perdu de la crédibilité, alors que le chef de la révolution bolivarienne en profitait pour concentrer les pouvoirs.


    Le coup d'État avorté d'avril 2002 et la grève du patronat de la fin de cette même année lui ont permis de prendre le contrôle de l'armée et de l'entreprise pétrolière nationale PDVSA. En emportant le référendum révocatoire organisé à son encontre en 2004 et les élections législatives de 2005, Hugo Chavez a installé ses hommes dans toutes les institutions. En jouant les pauvres contre les riches face à une élite aveugle des réalités du pays, le président a pris le contrôle du pouvoir judiciaire, électoral, législatif et d'une grande partie de l'économie du pays. « Avec la puissance financière de l'État et de grandes compagnies comme PDVSA, le gouvernement est de très loin le premier annonceur dans la presse », rappelle Andres Canizales, directeur de l'institut Presse et Société, à Caracas. Conséquence, toutes les télévisions, hormis RCTV, ont baissé le ton, préférant faire de bonnes affaires avec le pouvoir. « Avec la disparition de RCTV, la critique va disparaître de la télévision, on ne va plus voir que Hugo Chavez fait des discours, sans même connaître les divisions au sein de son propre camp », dit Andres Canizales.





    La création du Parti socialiste unifié vénézuélien (PSUV), il y a deux mois, symbolise l'intolérance ambiante. Tous les partisans de Chavez sont sommés d'y adhérer, sous peine d'être considérés comme traîtres ou dissidents. « Hugo Chavez a parfaitement compris l'importance des médias. C'est avec l'armée et le pétrole, son outil principal pour diffuser la révolution bolivarienne, analyse le politologue Alberto Garrido. Il va donc en prendre le contrôle, mais de manière progressive, avec des arguments technicojuridiques, comme dans le cas de RCTV. » En attendant, le président a convoqué dans l'urgence des professionnels du feuilleton à l'eau-de-rose pour proposer le plus vite possible un programme remplaçant l'écran noir de RCTV. Même chavistes, les familles des «barrios» ne lui pardonneraient pas de les laisser sans télénovelas.

    Posté par Wali, 26 mai 2007 à 14:54

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