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08 juillet 2007

Le réchauffement climatique sera le genre humain

PastequeNous avions déjà pu observer, lors des élections de juin 2007, que les verts belges prônaient la disparition de l’économie de marché (du moins du peu qu’il en reste). Alors, communistes, les écocolos ? Il va falloir s’y faire, mesdames, messieurs : le communisme, ce monstre ringard et mortifère, avance désormais masqué.

Remémorons-nous les origines et Marx, ce noble penseur :

« Il n’y a qu’une seule façon de tuer le capitalisme : des impôts, des impôts, et toujours plus d’impôts. »

Or, que nous a apportée la philosophie verte, depuis sa percée en Belgique ? Des taxes, des redevances, des taxes et encore des redevances. Il y a quelques mois, je vous avais déjà cité une vingtaine de spoliations écologiques. Désormais, un conflit créé de toutes pièces a envahi les media : le réchauffement climatique. Les grandes institutions politiques internationales, dans l’attente de la mise sur pied d’un énième bazar destiné à recaser un criminel, ont créé ex nihilo un organisme gouvernemental, le GIEC. Pour son auteur-coordinateur principal, Stephen Schneider, le but de l’institution est très simple :

« Comme la majorité des gens, nous aimerions voir un monde meilleur, ce qui se implique ici que nous travaillions à réduire les risques d’un changement climatique potentiellement catastrophique. Pour cela, nous devons avoir des soutiens importants afin de frapper l’imagination du public ce qui suppose bien sûr d’avoir un maximum de couverture médiatique. Pour cela, nous devons proposer des scénarios effrayants, faire des déclarations simples et dramatiques et éviter de mentionner le moindre doute que nous pourrions avoir. » 

Or, comment luttera-t-on contre les « risques » d’un danger « potentiel » (et c’est le premier des cons vaincus convaincus qui emploie ces deux nuances de poids) ? Comme l’avait annoncé Guy Verhofstadt en avril lors d’un sommet du GIEC, seule une fiscalité pénalisante peut modifier les comportements. Par conséquent, le mouvement vert entraînera de nouvelles taxes au cours des années à suivre. Mesdames, messieurs, ce que j'avais subodoré en début de billet se confirme : l’écologisme politique est l’ennemi du libéralisme. Il masque en effet l’honteux visage de la pire catastrophe qu’ait connu l’Humanité : le communisme.

Posté par Wali23783 à 16:05 - Libéralisme - Commentaires [11] - Permalien [#]

Commentaires

    Bravo...

    Il est utopiste de vouloir croire que l'humanité dans son ensemble travaillera main dans la main pour sauver la planète, il est criminel d'imposer à certains cons de citoyens qu'il en est ainsi.

    D'autant plus que personne ne peut prouver le rôle de l'homme dans le réchauffement strico senso.

    L'écologisme n'est pas un communisme au visage caché, l'écologisme est au communisme ce qu'Al Caïda est à l'islam modéré...

    Posté par La Voyelle, 09 juillet 2007 à 15:10
  • Exactement. Luttons contre le mensonge vert.

    Posté par Pieter Cleppe, 09 juillet 2007 à 18:56
  • Oh ?

    "L’écologisme politique est l’ennemi du libéralisme"
    Tiens, pour une fois nous sommes d'accord !

    Posté par Xime, 09 juillet 2007 à 21:39
  • Je trouve interessant d'ajouter ici une petite analyse economique. Des taxes sur les produits polluant, comme l'essence, vont donc augmenter le budget de l'état. Or, l'état lui meme est consommateur de ce genre de produit, ou de dérivé de produit economique.. ce qui n'est pas pollué par les individus le sera donc par l'état. C'est donc une diminution du choix pour les individus.
    étant partisant d'une certaine lutte contre le réchauffement climatique, je pense que ce que l'état devrait faire est de
    1) changer les incitants vers les technologies moins polluantes (or, pour beaucoup de produit polluant, y a pas d alternative, ni pour l'état, ni pour les consommateurs)
    2) limiter la quantité pouvant etre extraite sur un certaine période de temps, par loi et donc pas par taxe, ce qui n'est donc pas une lutte contre la capitalisme (comme le dit WALI). En effet, le seul moyen de diminuer la pollution, ce n'est pas de taxé, mais de bruler moins..
    La propriété de ces réserve n'est pas l'état, seule la quantité pouvant etre extraite devrait etre sujet a une contrainte.

    Posté par MK, 11 juillet 2007 à 23:50
  • Il faut tout de même replacer les choses dans leur contexte.

    La citation d'origine (non sourcée ici) était (j'insite sur le passé)

    “On the one hand, as scientists we are ethically bound to the scientific method, in effect promising to tell the truth, the whole truth, and nothing but — which means that we must include all the doubts, the caveats, the ifs, ands, and buts. On the other hand, we are not just scientists but human beings as well. And like most people we’d like to see the world a better place, which in this context translates into our working to reduce the risk of potentially disastrous climatic change. To do that we need to get some broadbased support, to capture the public’s imagination. That, of course, entails getting loads of media coverage. So we have to offer up scary scenarios, make simplified, dramatic statements, and make little mention of any doubts we might have. This ‘double ethical bind’ we frequently find ourselves in cannot be solved by any formula. Each of us has to decide what the right balance is between being effective and being honest. I hope that means being both". (Cité dans Discover, pp. 45–48, Oct. 1989, voir aussi American Physical Society, APS News August/September 1996)
    http://rpuchalsky.home.att.net/sci_env/sch_quote.html

    Citation de 1989!!!!!!!!!!!! Soit il y a preswque 20 ans. Nos connaissances de l'époque n'étaient pas celles de maintenant.

    Il était auteur-coordinateur du Work group 2 (uniquement) en 2001 (uniquement toujours)

    En 2002 il disait “Even the most credible international assessment body, the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), has refused to attempt subjective probabilistic estimates of future temperatures. This has forced politicians to make their own guesses about the likelihood of various degrees of global warming.”

    Quant à assimiler l'écologie politique (ou la taxation en général) au communisme cela va un peu loin.

    Posté par Raffa, 30 juillet 2007 à 12:26
  • @ Raffa

    "Citation de 1989!!!!!!!!!!!! Soit il y a presque 20 ans. Nos connaissances de l'époque n'étaient pas celles de maintenant."

    Le fait que cette citation date de 1989 et que les connaissances de l'époque n'étaient pas celles d'aujourd'hui renforcent, selon moi, le caractère extrémiste et totalitaire de celui qui, en outre, quinze - vingt ans plus tard, n'a toujours pas été rejeté par ses pairs.


    "Quant à assimiler l'écologie politique (ou la taxation en général) au communisme cela va un peu loin. "

    Pour ce qui est des taxes, ce n'est pas moi qui le dit, c'est le père du communisme.
    Pour ce qui est de l'écologisme politique, je remarque que la seule raison de son existence est le besoin de sources de revenus supplémentaires pour l'état. L'écologisme politique ne nous a apporté que des taxes et n'apportera rien d'autre que cela.

    Posté par Wali, 30 juillet 2007 à 14:01
  • Merci d'avoir accepté mon commentaire

    "Caractère extrémiste et totalitaire de celui qui, en outre, quinze - vingt ans plus tard, n'a toujours pas été rejeté par ses pairs."

    Difficile, sur quelle base ? Ses travaux scientifiques ou ses déclarations ? Je trouve sa citation complète (en anglais ci-dessus) d'une rare honneté dans le milieu scientifique (que je connais bien). Mais je conçois qu'elle puisse choquer

    "ce n'est pas moi qui le dit, c'est le père du communisme. "
    Ce que Marx dit c'est que, pour lui, l'une des manière de tuer le capitalisme, c'est de mettre bcp bcp d'impôts. Retourner la phrase en disant "les taxes c'est du communisme" c'est un peu de la mauvaise foi, tout comme assimiler l'ultralibéralisme au capitalisme ce que font bcp des gens d'extrême gauche.

    Personnellement je considère qu'aucun de ces 2 systèmes (capitalisme/communisme) ne tient la route sur le long terme (pas plus que l'écologie politique qui pour moi est un peu vide de sens, on ne peut pas faire un système politique et/ou économique qui exclue l'écologie ou le social dès lors l'écologie ne peut être un seul et unique parti). Néanmoins l'écologie politique n'apporte pas QUE des taxes, elle ammène aussi des discussions nécessaires. Enfin ils proposent des taxes sans aucun doute (et perso je suis pour le pollueur=payeur), mais c'est le gouvernement qui les acceptent et les met en place. Le gouvernement n'a jamais été vraiment vert même maintenant.

    Enfin si des taxes sont mises en place, des réductions de taxes sont aussi accordées en parallèle. Et ces taxes et impôts ne vont pas que dans la poche des politiciens, mais servent l'intérêt général. Du moins en théorie bien sûr. Mais là on s'écarte du sujet. Je précise que je trouve également, comme bcp dans ce pays, que l'on est surtaxé.

    Mais je m'offusque bcp plus de la surtaxation des carburants : où l'on a inventé la taxe de la taxe, ou de la TVA qui est supporté par le consommateur final ! Et ce n'est certainement pas les écolos qui l'ont imposé. Il n'y a pas un impôt plus injuste que ces deux là. ET pourtant je suis profondément antibagnole (je n'en est d'ailleurs pas) et je pronne la limitation de la consommation.

    Toujours est-il que le système idéal reste encore à inventer de mon point de vue. Mais je ne crois pas au tout libéral, comme je ne crois pas (encore moins même) au tout étatique (une dictature quoi )

    En matière d'environnement, que faut-il faire selon vous ?

    Bien cordialement

    Posté par Raffa, 30 juillet 2007 à 15:45
  • @ Raffa

    "Merci d'avoir accepté mon commentaire "

    La modération a priori, récente, n'est destinée qu'à décourager les boutonneux n'ayant qu'insultes à la bouche et ceux qui pinaillent sur des thèmes extérieurs au débat lancé.
    Il est donc normal que votre commentaire ait été accepté.


    "Difficile, sur quelle base ? Ses travaux scientifiques ou ses déclarations ?"

    Ses déclarations.
    Mais il faut leur reconnaître, comme vous, une certaine honnêteté que les scientifiques cachent bien souvent: c'est en fonction de leurs intérêts propres qu'ils adopteront et défendront leur thèse. La science actuelle n'apporte donc pas beaucoup de certitudes.
    Ainsi, des dizaines de milliers de personnes bossent sur le réchauffement climatique dû à l'homme. S'ils venaient à avouer que l'homme n'en était pas responsable, ils perdraient leur job. Notez, peu me chaut que certains métiers ne servent à rien: pourvu qu'ils ne soient pas payés avec mon blé et qu'ils ne m'empêchent pas de vivre aussi décemment qu'avant (ex: chiromancie).


    "Ce que Marx dit c'est que, pour lui, l'une des manière de tuer le capitalisme, c'est de mettre bcp bcp d'impôts. Retourner la phrase en disant "les taxes c'est du communisme" c'est un peu de la mauvaise foi"

    Pas tout à fait car il s'agit bien d'une appropriation "publique" de biens privés, qui plus est par la force -- comme le requiert Marx à propos des diverses propriétés privées.


    "Personnellement je considère qu'aucun de ces 2 systèmes (capitalisme/communisme) ne tient la route sur le long terme"

    Pourtant l'on ne peut envisager les choses sous un autre angle que cette dichotomie. Soit la propriété est privée, soit elle est "publique".
    Et il faut préciser, en outre, que le libéralisme permet tant aux capitalistes qu'aux "communistes utopistes" (c.-à-d. ceux qui n'obligent pas les autres à vivre comme eux) de cohabiter.


    "Néanmoins l'écologie politique n'apporte pas QUE des taxes, elle ammène aussi des discussions nécessaires."

    Des discussions nécessaires... pour la création de taxes?


    "Le gouvernement n'a jamais été vraiment vert même maintenant"

    Lorsque je parle d'écologisme politique, je ne me réfère pas exclusivement aux partis verts. En effet, tous les partis constructivistes font de l'écologie politique à l'heure actuelle.


    "Enfin si des taxes sont mises en place, des réductions de taxes sont aussi accordées en parallèle."

    En gros, on nous rend une infime partie de ce qu'on nous vole! Génial!
    (De plus, notons que ce remboursement n'interviendra que si l'on adopte le comportement prescrit par le gouvernement: nous n'avons donc plus la liberté d'agir comme bon nous semble!)


    "Et ces taxes et impôts ne vont pas que dans la poche des politiciens, mais servent l'intérêt général."

    L'intérêt général est une notion construite de toute pièce pour justifier le vol de l'état contre quelques citoyens isolés (ou non).
    ex: "expropriation = intérêt général". Concrètement, une personne n'avait pas intérêt à ce qu'on lui rachète son bien à bas prix; l'intérêt n'était donc pas "général".


    "En matière d'environnement, que faut-il faire selon vous ?"

    Laisser la propriété privée régler les divers problèmes.
    Deux questions pour faire réfléchir:
    - si vous êtes amené à jeter un déchet ou un mégot quelque part, sera-ce dans un endroit qui vous appartient (votre jardin p. ex.) ou un endroit qui ne vous appartient pas (une rue)?
    - si un de vos amis (ou même un inconnu) venait à verser "pour rire" son coca au sol, faudrait-il que ça se passe chez vous, ou dans la rue, pour que vous lui demandiez de nettoyer ses crasses?


    Bien à vous,

    Posté par Wali, 30 juillet 2007 à 18:41
  • Bonjour

    "les scientifiques cachent bien souvent: c'est en fonction de leurs intérêts propres qu'ils adopteront et défendront leur thèse. La science actuelle n'apporte donc pas beaucoup de certitudes."

    Plus exactement : les scientifiques adoptent et défendent leur thèse en fonction de leurs convictions, de l'esprit critique et de remise en cause de leurs certitudes et de leurs croyances qu'ils ont atteint. Du moins en théorie toujours car bien évidemment beaucoup la défendent également en fonction de leur intérêt pécunier (ainsi que de réputation et d'influence ce qui dans le monde scientifique va de pair) mais c'est hélas une dérive généralisée dans la société.

    La science actuelle a son lot de certitudes, de controverses, de scandales, de croyances, de dérives comme à toute les époques et dans tout système. Ce n'est pas une raison pour tout jeter en bloc.

    "Ainsi, des dizaines de milliers de personnes bossent sur le réchauffement climatique dû à l'homme. S'ils venaient à avouer que l'homme n'en était pas responsable, ils perdraient leur job. Notez, peu me chaut que certains métiers ne servent à rien"

    On va s'écarter un peu du sujet (quoique non en fait on y revient ) Il faut bien distinguer 2 choses : l'état de la science et sa perception dans les médias donc du grand public. Il y a bel et bien un consensus scientifique concernant les bouleversements climatiquess (je préfère cela que réchauffement). Qui dit consensus dit en fait controverse scientifique dont les opposants sont minoritaires : une grande majorité de spécialistes se rallient à une thèse (une thèse n'est pas une certitude) proposée et construite par "l'état de l'art" scientifique sur le sujet. Ce consensus ne concerne pas le fait qu'il y ait et qu'il va y avoir des bouleversements climatiques (et écologiques) de grande ampleur auxquels nous devons nous préparer autant que faire se peut. Ce concensus concerne la part de responsabilités anthropiques dans ces bouleversements. Autrement dit la seule part sur laquelle nous ayons rééllement prise.

    Je rejoins les climats sceptiques sur le fait qu'il ne faut pas se concentrer uniquement sur la cause anthropique, ni sur les gaz à effet de serre, ni sur l'atmosphère (le sol et les océans on les oublie bien trop souvent, ainsi que les facteurs sociaux-économico-politique) au risque de se trouver fort dépourvu quand la bise viendra. Et sur le fait qu'il n'est pas normal de confisquer cette part du débat au grand public. Je les rejoins aussi sur le fait que la responsabilité de l'homme n'est probablement pas aussi élevée.

    Néanmoins je crois (et là j'exprime ma conviction) que tout cela est une cascade et que l'homme a joué et joue un grand rôle dans la construction, l'ampleur, et la "forme" de cette cascade, autrement dit que l'un plus l'autre n'arrange rien. Que là où cela aurait été galère, cela sera catastrophique.

    Au point de vue local et régional les modifications du climat provoqué par l'homme ne sont pas controversées. La desertification des terres par exemple est directement due à l'homme, les boulversements climatiques par dessus amènent une situation vraiment perrilleuse. L'augmentation des sols nus ou bitumés, des villes au dépend d'une couverture végétale n'absorbent pas les rayonnements, les vents, les précipitations de la même manière et participent également aux modifications au moins régionales, etc. Tout cela mis bout à bout on arrive à une situation impossible à prévoir ou presque, mais les expériences, les faits et certitudes que l'on a ne sont pas encourageantes. Si LA GRANDE catastrophe n'a pas lieu, on va tout de même la froler de près d'une manière directe et/ou indirecte (j'entends par indirecte sociale, économique, polique) à des degrés divers, et probablement pendant longtemps. La corde raide en quelque sorte.

    Enfin il n'y a pas des dizaines de milliers de scientifiques qui travaillent sur le réchauffement sur des fonds uniquements publics... Bien au contraire. Et c'est justement chez ceux là que l'on trouve encore un peu d'objectivité. Je suis personnellement terrifiée des sommes astronomiques (privées mais aussi un peu publiques) investies dans des projets démentiels qui ne sont que des pansements sur une jambe de bois mais qui rapporteront certainement...

    Je viendrais discuter du reste plus tard (c'est déjà assez long)

    A bientôt

    Posté par Raffa, 31 juillet 2007 à 20:33
  • Bonjour,

    Me revoilà donc.

    Etant donné que j'ai pris ce blog en route (c'est à dire que je n'avais lu que cet article-ci) il ne m'est pas apparu immédiatement que vous parliez de courant politique, économique et de société quasi d'un point de vue théorique. Je pense que vos souci de modération sont liés à cela. Libéral, socialiste, communiste, écologique etc. ont des sens pour le "commun" différents de leur sens théorique.

    Il n'empêche que je trouve que vous faites des raccourcis qui pourraient s'apparenter à de la mauvaise foi (bon bon ). Par exemple le communisme est sujet à quantité d'interprétation différents et de sous-courants (tout comme l'anarchisme et d'autres). Le but ultime du communisme c'est d'arriver à une société quasi anarchiste, sans état, sans police, sans commerce et sans (ou quasi) propriété (ni publique ni privée, tout appartient à tout le monde). C'est probalement +/- ce que vous appelez les communistes utopistes.

    Il est vrai maintenant que Marx a défini la société de transition entre le capitalisme et le communisme idéal (mais ce n'est certainement pas le seul moyen d'y arriver) et que les pays qui s'en sont revendiqués ont en pratique mis en place un état quasi (ou clairement) totalitaire qui se rapproche plutôt d'une sorte de capitalisme d'état, qui plus est productiviste (alors que le communisme vise a priori uniquement à répondre au besoin de chacun).

    Quand on parle de communisme il est donc indispensable de définir ce que l'on entend par là. Vous pourrez tout à fait trouver des communistes qui pourraient être d'accord avec vous sur de nombreux points, en particulier votre critique de Marx ou des états/partis dits communistes. Je précise que je ne le suis pas, communiste, ni de parti ni d'idéologie.

    Pour moi taxes et communismes ne sont pas synonymes. Taxes et état oui (et par le passé taxe et religieux ). S'il y a des groupes humains qui sont sensés organiser "la vie" de tous les autres, avec leur accord (du moins en théorie), il faut leur donner des moyens de le faire.

    "Pas tout à fait car il s'agit bien d'une appropriation "publique" de biens privés, qui plus est par la force."

    Dans votre cas oui probablement. Mais il existe un certains nombre de gens qui ne le prennent pas de cette manière. Quand je paye mes impôts ou certaines taxes (pas toutes) je n'ai pas nécessairement l'impression que l'on me "vole" et que l'on me prend cet argent par la force. Je suis d'accord sur le principe de donner un peu de mon argent (ou de payer l'état si on préfère) pour qu'il organise un certain nombre de chose pour moi et l'"intérêt général" (ou si vous préférez le bien commun) : par exemple les rues, les transports en communs, la gestion des déchets, ... ) Et il y a pas mal de domaine dans lequel je ne veux pas voir d'intérêt privé ou d'intérêt financier (la notion de profit et de rentabilité est incompatible avec un certain nombre de secteur, du moins de mon point de vue). Ceci dit peut-être avez vous une autre solution que l'état pour les gens comme moi ? Personnellement je demande pas mieux, car hélas, il va rarement dans le sens que je voudrais et la "dictacture du plus grand nombre" fait écho chez moi.

    Je rêverais de cases à cocher sur ma déclaration d'impôt indiquant le ou les secteurs où je voudrais que 50-60% de mes impôts soient investis (par exemple je ne veux pas que mon argent serve à augmenter le nombres de routes et d'autoroutes quand, en parallèle, quantité de ligne et de gare se ferment pour cause de non rentabilité).

    Mon ami à l'habitude de dire que les hommes politique et l'état sont là pour gérer le chaos et que finalement très peu de gens voudraient le faire à leur place.

    "(De plus, notons que ce remboursement n'interviendra que si l'on adopte le comportement prescrit par le gouvernement: nous n'avons donc plus la liberté d'agir comme bon nous semble!)"

    Oui je suis assez d'accord avec vous en général. En matière d'écologie, à condition que le gouvernement ne fasse pas n'importe quoi et soit vraiment conseillé par des gens qui savent de quoi ils parlent, je suis malheureusemt pour.

    Je n'ai pas assez confiance dans l'homme pour être totalement libérale, voire libertaire, sur tous les sujets.

    "Laisser la propriété privée régler les divers problèmes.
    Deux questions pour faire réfléchir:"

    J'avoue que je ne sais pas bien où vous voulez en venir donc je réponds sans arrière pensée

    "- si vous êtes amené à jeter un déchet ou un mégot quelque part, sera-ce dans un endroit qui vous appartient (votre jardin p. ex.) ou un endroit qui ne vous appartient pas (une rue)?"

    Ni l'un ni l'autre a priori. S'il s'agit d'un déchet organique il ira dans mon compost, s'il s'agit d'un "déchet" qui n'est en fait pas un (à savoir qu'il peut être réparé, réutilisé détourné) j'en ferais qqchose, s'il s'agit d'un vrai déchet dont je ne peux rien faire il y a peu de chance que je l'ai acheté mais quand bien même je ne le jeterai ni dans mon jardin ni dans la rue je le jeterai là où je sais qu'il pourra être recyclé ou traité. D'où l'intérêt pour moi, qui n'ai pas de voiture, du ramassage collectif des ordures et autres déchets. Cela ne me pose pas de problème de payer l'état pour cela.

    "si un de vos amis (ou même un inconnu) venait à verser "pour rire" son coca au sol, faudrait-il que ça se passe chez vous, ou dans la rue, pour que vous lui demandiez de nettoyer ses crasses?
    "
    Je ne vois pas bien le rapport immédiat avec l'écologie mais soit : dans la rue cela ne me pose pas vraiment de problème parceque cela va vite (en Belgique du moins) être lessivé. Chez moi s'il le fait pour rire oui, il aura droit à un petit laïus sur le respect et le droit d'utiliser gratos ma loque il aura surtout droit à un grand laïus concernant la composition du coca cola lui expliquant qu'il vaut effectivement mieux ne pas le boire mais qu'il eut été plus judicieux de le jeter dans les toilettes pour mon calcaire. Il aura probablement aussi (dépend si je sens que je peux avoir ce genre de discours avec lui) droit à un très grand laïus sur ce que je pense de la multinationale coca-cola (ou alors plus que probablement, tout dépend qui c'est, il se prendra un seau d'eau sur la tête et tout cela se terminera trempés dans le jardin avec une bonne bière)

    Alors c'est grave docteur ?

    Posté par Raffa, 03 août 2007 à 12:10
  • Bonjour,


    Merci pour votre réponse.
    Dialoguer avec vous est agréable et me change des contradicteurs habituels du blog.


    "Le but ultime du communisme c'est d'arriver à une société quasi anarchiste, sans état, sans police, sans commerce et sans (ou quasi) propriété (ni publique ni privée, tout appartient à tout le monde)."

    Cela prouve bien l'impossibilité du communisme. En effet, si je veux être propriétaire des biens que je produis, ou si je veux les vendre, alors que cela est interdit, qui m'en empêchera: une police. --> Le communisme sans police est donc impossible.
    En outre, qui gérera cette police? Des entreprises privées, comme le prônent les anarcho-capitalistes? Jamais de la vie. Il y aura donc bel et bien une instance étatique supervisant la société. --> Le communisme sans état est donc une vaste blague.


    "C'est probalement +/- ce que vous appelez les communistes utopistes."

    En fait, je voulais parler des socialistes utopiques (http://fr.wikipedia.org/wiki/Socialisme#Le_socialisme_utopique). Si ceux-là me laissent vivre comme je l'entends (je peux être propriétaire, vendre, etc.), bref, s'ils prônent le communisme entre eux et sans l'imposer aux autres, ils ne me dérangent pas.


    "Ni l'un ni l'autre a priori."

    La personne un peu moins sensible que vous aux problématiques écologiques et de recyclage avouera que, si elle jette des papiers au sol, ce sera plus vite dans la rue, c.-à-d. sur la "propriété publique", que dans son jardin, c.-à-d. dans sa propre propriété.
    Ce petit exemple visait à démontrer que la propriété privée est plus à même de lutter contre certains phénomènes de pollution que toute initiative publique, puisque la vigilance est automatique dès lors que l'on est propriétaire.
    D'ailleurs, votre réponse à ma seconde question le confirme.

    Posté par Wali, 05 août 2007 à 02:31

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