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05 août 2007

Illustration pratique du vol étatique

Certaines entreprises souhaitent parfois, pour une raison ou une autre, redistribuer une partie de leurs bénéfices à leurs employés. Dans ma boîte, c’est le cas. A priori, une telle action devrait être applaudie des deux mains, spécialement par nos amis collectivistes imaginant que l’entreprise appartient à quelqu’un d’autre qu’aux actionnaires : non seulement elle implique les salariés dans la croissance de l’entreprise, mais elle les rend aussi créanciers lors de la distribution des bénéfices. Pourtant, les divers impôts et charges rendent le procédé peu intéressant : seul un tiers du gateau n’ira pas dans les mains de l’état.

En guise d’illustration, je vous ferai part, ci-dessous, d’un tableau ciblant divers vols étatiques. Celui-ci distingue trois modes de distribution de la prime. Soit on nous l’attribue directement, comme rémunération ; soit on nous l’attribue sous forme d’assurance groupe ; soit on fait un 50-50 entre les deux modes précités. La prime de référence s’élève, dans l’exemple, à 135 EUR.

100 p.c. rémunération

50-50

100 p.c. groupe

Brut

               135,00 EUR

       67,50 EUR

             -   EUR

Charges patronales

-               35,00 EUR

-       17,50 EUR

             -   EUR

ONSS

-               13,07 EUR

-        6,50 EUR

             -   EUR

Précompte

-               40,33 EUR

-       17,13 EUR

             -   EUR

Reçu immédiatement

                46,60 EUR

       26,37 EUR

             -   EUR

Assurance groupe

       67,50 EUR

      135,00 EUR

Total

                46,60 EUR

       93,87 EUR

      135,00 EUR

Ainsi, alors que dans un monde libre un individu recevrait en rémunération une prime de 135 EUR, la société actuelle ne lui laisse que 46,60 malheureux euros. Qui a dit « état = vol » ?

Posté par Wali23783 à 21:57 - Taxes et impôts - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires

    rémunération en jours calendrier

    C'est une constante depuis 40 ans; en Belgique, si la rémunération se calculait en jours calendrier, le travailleur ne commençerait à toucher son dû pour lui-même et sa famille que passé le 1er juillet. Autrement dit, tout son brut antérieur aurait été récupéré par le SPF Finances et l'ONSS.
    Deux groupes sociaux s'en sortent un peu mieux car ils ne doivent pas verser les 13,07 % de cotisations ONSS obligatoires, à savoir: les indépendants ... et, plus inattendu, les agents de l'Etat nommés.

    Posté par roubachov, 10 août 2007 à 22:13
  • Cher Ami,

    Il me semble que Père Ubu récupère vos posts (cf. l'édition de ce jour); êtes-vous au courant et consentant ?

    Bien à vous,

    Roubachov

    Posté par roubachov, 23 août 2007 à 20:59
  • @ roubachov

    Je n'ai pas encore su me procurer le Père Ubu de la semaine dernière, faute de temps et/ou de stock disponible. Dernière chance pour moi: demain.
    A propos, s'agit-il de l'article ici commenté qui fut repris dans l'hebdomadaire? (J'imagine en tout cas qu'ils ne reprendront jamais un article tel que celui intitulé: Servitude de circulation )

    Figurez-vous que je n'étais pas au courant; je vous remercie de m'avoir prévenu.

    Posté par Wali, 27 août 2007 à 21:26
  • J'ai su acheter le Père Ubu ce mardi 28 août et j'ai constaté ce que vous avez signalé.

    J'ignore si c'est le rédac chef qui est venu "s'inspirer" ici ou si c'est réellement un "Thierry" de Bruxelles comme écrit dans le journal qui a fait le coup.

    Je lisais d'ailleurs dans le numéro en question que je n'étais pas le seul à être "victime" de cette pratique (un lecteur s'en plaignait au journal).

    Posté par Wali, 30 août 2007 à 20:25

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