Porte entr'ouverte

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20 septembre 2007

Pauvres États-Unis

Posté par Wali23783 à 20:16 - Monde - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


19 septembre 2007

Après élections (3) . Futurs maux francophones : vous avez dit « origine flamande » ?

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La presse et les moutons francophones aiment à rappeler que le départ des Flamands provoquerait une augmentation terrible des chiffres de la pauvreté wallo-bruxelloise. Par là, ils tentent de faire peser sur la future République de Flandre les divers maux que connaîtront leurs francophones de concitoyens suite à l’inévitable séparation. Or, n’est-ce pas là de l’hypocrisie ?

Je pense que si. Et les cyniques qui la manient le font à dessein : couvrir, une fois de plus, le pillage organisé dont furent victimes nos régions et leurs habitants au cours des dernières décennies. Comparons passé et présent : la Wallonie, une des régions les plus riches du monde, s’est peu à peu transformée en un énorme chancre industriel peuplé de pauvres barakis. Dans les rues, les visages sont tristes et gris ; ils se marient aux façades délabrées et aux paysages balafrés. Parfois, certes, un bâtiment sort du lot : le CPAS, la maison communale, quelques logements sociaux, etc. De quoi faire retomber l’euphorie. Même les quelques coins verts n’offrent plus de bonheur : la pauvreté s’est profondément enracinée dans le sol wallon. La glèbe transpire ce désespoir, cette molesse, ce mal-être, ce décès wallon. En foulant le sol liégeois, l’on rentre dans une longue léthargie ; en pénétrant dans Charleroi, l’on s’endort à jamais.

Alors, peut-être que dans quelques années, ce portrait sera encore moins flatteur. Mais sera-ce le fait des Flamands ? Non. Loin de là. L’on pourra pointer du doigt ces politiciens, déjà ad patres, n’ayant pu prévenir, comme cela se fait actuellement à Dubaï pour le pétrole, la fin du charbon et aller de l’avant. L’on pourra persifler sur le dos de cette génération keynésienne ayant endetté les deux suivantes pour assouvir ses envies égoïstes et irréfléchies. L’on pourra accuser les clientèles politiques de s’être servies du système dans des intérêts personnels, voire criminels. L’on pourra condamner les partis politiques et leurs représentants, fieffés voleurs d’argent, mais aussi d’espoir, de créativité et de morale. Toutefois, ce que l’on devra faire avant tout, c’est tirer les leçons que l’Histoire nous a, pourtant, déjà apprises : là où le socialisme s’installe, surgit le mal.

Posté par Wali23783 à 20:20 - Belgique - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 septembre 2007

Après élections (2). Rétablissement ordinaire du sens des mots

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Afin d’éviter tout malentendu, de banir les faux-sens et d’aiguiser l’esprit critique des lecteurs avant de plonger dans le vif du sujet, je me bornerai à rappeler la signification de certains termes ou, à tout le moins, à détecter ce qui se cache derrière leur douce apparence.

Solidarité. Sentiment qui pousse les hommes à s’entraider (Larousse). Une conclusion importante s’impose à la lecture de cette définition : l’établissement d’une caisse commune ne présume guère l’existence d’un sentiment d’entraide a priori. En effet, les personnes cotisant réellement pourraient fort bien avoir été obligées de participer à ladite caisse contre leur volonté. Le système démocratique, permettant à une majorité de décider que faire avec l’argent de la minorité, illustre parfaitement l’utilisation abusive du terme « solidarité » : bien souvent, ce sont des personnes estimant avoir déjà assez donné qui doivent encore s’acquitter de charges non souhaitées. Ce n’est donc pas un sentiment d’entraide qui motive leur participation à certaines caisses communes, mais bien un texte de loi.

Allocataires sociaux. Êtres humains dépendant, volontairement ou non, de l’argent des autres. Le Vif/L’Express fait émarger à cette catégorie les chômeurs, les pensionnés, les malades et les invalides. Si, dans une société socialiste (comme celle que nous connaissons), le chômage volontaire existe, il en va de même du chômage involontaire : des individus ne peuvent travailler à cause des divers mécanismes contre-productifs mis en place par des politiciens peu doués. Les pensionnés sont, quant à eux, placés contre leur volonté dans les mains des plus jeunes : l’état leur interdit de continuer à travailler s’ils veulent toucher un maigre dividende de ce qu’ils ont cotisé durant des dizaines d’années. Quant aux malades et aux invalides, le passé nous a déjà fait dire que leur nombre trop important avait pour origine non seulement une certaine complaisance chez quelques uns d’entre eux, mais aussi, et surtout, une volonté de l’état de ne pas les voir quitter leur statut d’ « allocataires sociaux ».

Nation – État. Ces deux notions ne doivent pas être confondues. Si la nation désigne un ensemble d’êtres humains habitant un même territoire, ayant une communauté d’origine, d’histoire, de culture, de traditions ou de langue (ensemble chaud), l’état est un « monstre froid », une réalité de fait ou, pour le définir concrètement, une organisation politique et administrative. Les deux notions ne coïncident donc pas. À titre d’exemple, on pourrait prendre notre royaume fritier : la majorité des analystes politiques reconnaissent l’existence de deux nations (belge et flamande) au sein de l’état Belgique. En sens inverse, l’on pourrait imaginer un rattachiste faisant le raisonnement suivant à propos de l’état Belgique (ou d’un éventuel état Wallonie) et de l’état Fraônce : deux états composant une grande nation.

Sécurité sociale (« à la belge »). Monopole étatique de la prise en charge des divers risques inhérents à la vie humaine moderne. Personne ne peut concurrencer l’état… Pourquoi donc, s’il est le meilleur ?

Posté par Wali23783 à 20:15 - Belgique - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 septembre 2007

Après élections (1). Introduction

dossier_apr_s__lectionsLa presse et la blogosphère belges s’agitent depuis quelques semaines déjà au sujet de la formation du nouveau gouvernement fédéral. Dans cette période de trouble tranquille, je prends la plume afin de réagir aux divers commentaires lus à cet égard.

Les lecteurs réguliers de la Porte entr’ouverte savent toute mon aversion pour la presse belge. Or, le combat communautaire que se livrent actuellement francophones et Flamands la renforce encore. Les media des diverses entités fédérées se sont effectivement mués en organes de propagande. Les journalistes adoptent la position des négociateurs gouvernementaux originaires de « leur » partie du pays. Lisant peu la presse néerlandophone, j’adresserai prioritairement mes critiques envers les media francophones, dont la médiocrité égale la mauvaise foi. Je reviendrai notamment sur le dossier consacré par Le Vif/L’Express à l’éventuel éclatement du pays : rempli de faux-sens et d’erreurs grossières, il n’a pu être rédigé que par un propagandiste francophone peu scrupuleux.

Vous trouverez ci-bas la liste des billets que je publierai au cours des jours suivants :

- Rétablissement ordinaire du sens des mots

- Futurs maux francophones : vous avez dit « origine flamande » ?

- Critique ciblée du dossier « Si la Belgique éclate » du Vif/L’Express

- Particratie, démocratie et vote majoritaire

- Quid de l’avenir ?

Posté par Wali23783 à 17:37 - Belgique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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