30 avril 2008
Serge Schweitzer primé par liberaux.org
L'association liberaux.org a primé Serge Schweitzer, économiste et professeur français, lors de la remise de son prix annuel, dont c'était la première édition cette année. Ce prix récompense une personnalité, française ou étrangère, connue ou inconnue, ayant oeuvré pour la liberté ou le libéralisme.
A cette occasion, certains membres du forum éponyme ont réalisé, avec la complicité du lauréat et l'apport de l'encyclopédie libérale, de très réussis Mélanges en l'honneur de Serge Schweitzer (89 pages). Je vous invite à télécharger cette somme intellectuelle ici et à propager l'information autour de vous.
19 juillet 2007
Ces fous qui nous gouvernent
Le commissaire européen aux Affaires sociales, le tchèque Vladimir Spidla, a appelé la gent masculine à participer davantage aux tâches ménagères afin de réduire l’écart salarial entre hommes et femmes. « Il n’est pas possible de réduire l’écart de rémunération si nous ne travaillons pas davantage chez nous », a expliqué le type-qui-ne-se-mêlait-pas-de-ses-oignons. Construit sur des bases erronées (« une femme au foyer travaille pour le foyer toute la journée ») et sur des idées préconçues (« un homme ne participe pas aux tâches ménagères lorsqu’il rentre du travail »), ce raisonnement a malgré tout de quoi inquiéter. En effet, vu les difficultés des politiques à distinguer leur avis de la loi, il risque fort bien de se retrouver sous peu traduit en texte normatif ! Or, cette orientation liberticide et ahurissante (légifération du temps libre à la maison) mènerait très vite à d’autres mesures idiotes défendues par les plus extrémistes des féministes, comme la rémunération du travail ménager. Les hommes politiques, qu’ils se trouvent en haut ou en bas de leur pyramide du pouvoir, sont décidément bien inquiétants.
19 juin 2007
Libertad Digital
Libertad Digital est un journal numérique édité intégralement en espagnol (castillan) depuis le 8 mars 2000. Il est défini comme libéral conservateur et jouit d’une grande influence parmi la droite hispanophone. La Oficina de Justificación de la Difusión (OJD)[1] le considère comme l’un des principaux journaux d’information en nombre de lecteurs. Il est même celui qui a le plus d’audience parmi les médias purement digitaux sans édition papier. Je me permettrai de vous le présenter aujourd’hui en cinq points.
1. Origines
L’idée de Libertad Digital naquit dans les derniers jours de novembre 1999, via l’initiative d’un groupe soutenant depuis quelques années une revue théorique appelée La Ilustración Liberal (support papier). Ce groupe, informel et basé sur des relations préalables d’amitié, était animé par le journaliste et commentateur radiophonique Federico Jiménez Losantos, le journaliste Javier Rubio et José María Marco, directeur de la revue. L’économiste et juriste Alberto Recarte, qui allait assumer la présidence de Libertad Digital pour son expérience en gestion des aspects entreprenariaux que nécessitait le projet, était également originaire de ce groupe.
Javier Rubio assuma la direction exécutive pour mettre en marche Libertad Digital en mars 2000, avec un personnel comprenant seize rédacteurs. En outre, un groupe nourri de journalistes et professionnels de la communication hispanophone contribua en souscrivant des actions. La première édition vit le jour le 8 mars 2000.
Quand le projet fut consolidé, une nouvelle génération de jeunes libéraux s’y incorpora. Elle fut surnommée « l’éclosion libérale » par Juan Carlos Girauta, l’un des collaborateurs actifs de Libertad Digital.
L’actionnariat initial était composé de deux groupes se répartissant le capital à parts égales : le Grupo Intereconomía de Julio Ariza, d’orientation catholique, et le groupe d’orientation libérale formé, entre autres, par Federico Jiménez Losantos, Alberto Recarte et Javier Rubio. Par la suite, Libertad Digital réalisa une augmentation de capital s’élevant à 486.000 EUR – montant représentant 50 p.c. du capital social – et une offre publique de souscription d’action d’une valeur de 5,34 millions EUR.
2. Le journal
Indépendamment de l’information quotidienne, Libertad Digital est défini comme un journal d’opinion. Il compte presque cent collaborateurs fixes, lesquels font naître en moyenne douze colonnes par jour. Depuis janvier 2005, le quotidien dispose même d’un supplément spécial (lundi au vendredi), traitant de sujets comme la politique extérieure, la culture, la religion et les idées.
Le journal est structuré en sections : national, international, société, économie, sports et Internet. L’actualisation des informations est constante de 7 heures à minuit. Libertad Digital est principalement nourrie par les nouvelles d’agences de presse même si, dans certaines sections, l’on mène à bien des tâches de recherche.
3. Ligne éditoriale
La ligne éditoriale du journal est définie comme libérale et conservatrice. Ses nombreux collaborateurs occupent presque tout le spectre de la droite politique. En effet, l’on y trouve à la fois des libéraux classiques, mais aussi des néo-conservateurs, des chrétiens et des libertariens. Il existe même une section de « gauche libérale », signée par Antonio Robles. En dépit des différences d’opinion, tous se rejoignent « dans les fondements libéraux et dans l’option pour la liberté et l’individu comme valeurs maximales de la société. »[2]
En politique espagnole, c’est également un journal libéral conservateur défendant le concept de nation espagnole et les valeurs traditionnelles (en ce compris l’idée de nation venant des Cortes de Cádiz[3]). En cela, il coïncide, grosso modo, avec le cadre sociologique du Parti Populaire. Toutefois, Libertad Digital a su maintenir des positions critiques contre le PP à diverses occasions, tant lorsqu’il se trouvait au pouvoir que lorsqu’il siégeait dans l’opposition. Le journal se montre critique également envers le PSOE et les nationalismes périphériques. Il s’oppose aussi frontalement au processus de dialogue entre le gouvernement socialiste et l’ETA.
Enfin, relevons que Libertad Digital fut également l’un des médias pointant les contradictions de la version officielle des attentats du 11 mars 2004.
4. Liens
Des collaborations ont lieu avec des libéraux et conservateurs américains (comme la Heritage Foundation et le Cato Institute). Régulièrement, Libertad Digital fait écho de nouvelles, éditoriaux et entrevues effectués ou publiés dans des médias libéraux ou conservateurs, comme le Wall Street Journal ou Fox News.
5. Bibliographie
Une bonne source d’information à propos de Libertad Digital (gestion, promoteurs, antécédents, contexte politique rendant propice l’éclosion du journal, etc.) :
Juan Carlos Girauta, La eclosión liberal, Ediciones Martínez Roca, Madrid, 2006.
Le dernier chapitre (p. 270 à 295) est intégralement dédié à Libertad Digital ; il fut élaboré à partir d’une entrevue avec Javier Rubio, le directeur du journal.
[1] Il s’agit d’une entreprise chargée du contrôle des tirages et de la diffusion de différents moyens de communication en Espagne, parmi lesquels la presse.
[2] “en los fundamentos liberales y en la opción por la libertad y el individuo como valores máximos de la sociedad.” (J.C. Girauta, La eclosión liberal, Ed. Martínez Roca, Madrid, 2006)
[3] L’on entend par l’expression Cortes de Cádiz l’assemblée constituante siégeant dans la ville de Cadiz (Andalousie) de 1810 à 1814, durant la guerre d’indépendance d’Espagne. Elles créèrent un nouveau système politique basé sur le principe de souveraineté nationale, avec la monarchie comme forme de gouvernement, mais avec séparation des pouvoirs.
24 mai 2007
Tabac : avenir incertain
À l’occasion des récentes enquêtes européennes sur l’individu et le tabac, je me permets de poster l’excellente vidéo ci-dessous. À voir et revoir !
23 mai 2007
Quelques news de Belgique et de France
Belgique. Alors qu’à Charleroi les règlements de compte se poursuivent entre les pourris du PS et que le nouveau bourgmestre est à son tour touché par un scandale, un sondage réalisé après l’élection de Nicolas Sarkozy en France donne, grande première, les sociaux-démocrates du MR devant les socialistes en Wallonie (35 p.c. contre 29 p.c.).
France. Le Monde, humilié par le soutien affiché de Colombani à la ridicule Sloganèle Royal, vient de remercier son président. Sa gestion désastreuse a effrayé la moitié des rédacteurs… malgré les subsides dont dispose le quotidien de centre-gauche ! Pendant ce temps, la presse subsidiée fait toujours ses choux gras de l’otage volontaire Ingrid Betancourt.
06 mai 2007
Élections présidentielles françaises : et le nouveau président est …
Le 22 avril 2007, mon blog avait été pris d’assaut par les internautes français : je m’étais donc résolu à laisser entrevoir l’issue du premier tour en contournant les vices de la législation républicaine, comme avaient pu le faire les télévisions françaises en 2002. Cette journée-là, j’avais reçu plus de 700 visites. Aujourd’hui, ce chiffre est déjà largement dépassé depuis 16 heures 30. Je n’ose imaginer le nombre de personnes qui visiteront cette page-ci jusqu’à la proclamation des résultats à 20 heures. D’avance, je les remercie.
Comme je le disais ce 22 avril, « [j]e suis Belge et, par conséquent, non soumis à la législation française [liberticide] empêchant les individus de s’exprimer. Toutefois, la plateforme canalblog n’autorise pas ses clients (et sources de revenu) à communiquer les résultats des élections présidentielles françaises : elle est soumise aux obligations légales de la République. » Je tâcherai donc d’éviter quelque souci à ma plateforme de blog en restant assez vague que pour être compris, sans pouvoir être attaqué. Je rappelle, à cet égard, que les Belges, Suisses et Québécois qui me lisent ont le droit de savoir, fut-ce par avance, le nom du nouveau président français.
Ceux qui ont lu *attentivement* le titre du présent billet ainsi que les derniers mots de la phrase précédente ont déjà compris que, comme lors du premier tour, le résultat du second round ne présente aucune surprise. (Huit points de différence entre Sarkozy et Royal, selon mes sources suisse et belge.)
Les chiffres de la participation restent élevés (34 p.c. à midi, 75 p.c. à 17 heures, 86 p.c. à 18 heures). Deux raisons expliquent ceci : le renouvellement de la classe politique et le rejet, par une grande partie de la population, de l’un ou l’autre des candidats finalistes. Cela signifie-t-il pour autant un regain d’intérêt pour la démocratie ? Rien n’est moins sûr. Pas mal d’individus pensent encore, comme Lysander Spooner, qu’ « un homme autorisé à se choisir un nouveau maître après un intervalle de quelques années n’en est pas moins esclave ». Peut-être poursuivent-ils, d’ailleurs, le raisonnement de l’anarchiste individualiste américain : « En vérité, dans le cas des individus, leur vote réellement exprimé n'est pas à prendre en compte comme une preuve de leur consentement même pour le moment où ils l'expriment. Tout au contraire, il faut considérer que, sans qu'on lui ait même demandé son consentement, l'individu se trouve de toute part entouré par un gouvernement qui, sous peine de châtiments graves, l'oblige à donner son argent et ses services et à renoncer à exercer quantité de droits qui lui sont naturels. Il voit, en outre, que c'est grâce au vote que d'autres exercent sur lui cette tyrannie. Il voit encore que, si seulement il est disposé à utiliser lui-même le vote, il a une chance de se délivrer quelque peu de la tyrannie des autres en les soumettant à la sienne propre. Bref, il se trouve, sans l'avoir voulu, dans une situation telle que s'il utilise le vote, il sera peut-être un maître; s'il ne l'utilise pas, il sera nécessairement un esclave. »
Le problème de la démocratie, c’est qu’elle a tout abandonné aux constructivistes. Ce week-end, les Français avaient le choix entre la constructiviste de gauche Ségolène Royal et le constructiviste de droite Nicolas Sarkozy. Aucun candidat, pas même au premier tour, ne permettait aux citoyens de l’Hexagone de se libérer du joug totalitaire de l’état. Pourtant, la justesse d’un programme libéral n’aurait-elle pas valu les propositions grotesques de Ségolène Royal, ou l’interventionnisme forcené de Nicolas Sarkozy ?
[Si les deux derniers paragraphes vous ont intéressé, je vous invite à mettre dans vos favoris les deux blogs français suivants : l’énarque Copeau et le digne successeur de Bastiat, h16.]
03 mai 2007
Sloganèle Royale : deux heures de bourdes et autres méfaits intellectuels
- Royal ne répond pas aux questions qu’on lui pose. Tel un papillon ivre, elle voltige de thèmes en thèmes pour débiter slogans creux sur slogans creux.
- Ségolène veut plus de policiers, mais elle ne vote pas la loi proposant plus de policiers.
- Chaque femme fonctionnaire doit être raccompagnée à son domicile par quelqu’un.
- Marie-Ségolène veut réduire la dette tout en élargissant largement le secteur public. Et en rétribuant la centaine de milliers d’hommes accompagnateurs de femme. Mwarf.
- Création d’une nouvelle taxe, dont on ne peut rien savoir à l’avance. Après tout, ce qui est à nous est à elle, non ?
- L’assurance-santé dépend du budget de l’état. M’enfin, puisqu’elle vous le dit.
- Laissez les gens libres. Laissez la liberté aux gens. Ne leur imposez pas de travailler plus pour gagner plus.
- La pudibonde du Poitou connaît mieux la Suède et les autres pays scandinaves que les indigènes.
- Le nucléaire va disparaître dans quelques années. Si, si !
- La part de nucléaire dans la production d’électricité en France est de 17 p.c., voyons ! Vous êtes trop nul, monsieur Sarkozy.
- Obligation scolaire dès 3 ans.
- Royal houspille le méchant Sarkozy… alors que Handiscol existe encore. (Au fait, elle ne ment pas – elle l’a affirmé solennellement.)
- Sloganèle pête un plomb, encore une fois, lors de sa confrontation contre Sarko. Tiens, c’était sensé être qui, le nerveux, dans le duo ?
- Non, elle ne s’énerve pas. (Et non, elle ne ment pas, je le rappelle.)
- Toute question importante à laquelle aucun slogan ne convient sera réglée par référendum.
27 avril 2007
La liberté d’expression sur l’échafaud européen de la pensée unique
Il y a peu, nous avions déjà pu prédire les prochaines restrictions aux libertés de pensée et d’expression. L’ « homophobie », terme hypocrite et faux quand on voit à quels discours on le rattache, risque bientôt d’être interdite. Dix ans, avions-nous prophétisé en accord avec Mgr Léonard. Peut-être, finalement, que cinq suffiront.
Ce jeudi, le Parlement européen a adopté une résolution condamnant la montée de l’intolérance envers l’homosexualité en Europe. Pays visés : la Pologne, mais aussi la Belgique via les propos de Mgr Léonard. L’institution européenne va jusqu’à exiger de la Pologne, sous menace de la suspension de son droit de vote lors des réunions ministérielles, que son gouvernement condamne publiquement et sanctionne les déclarations dites « homophobes » faites par des hommes politiques polonais.
22 avril 2007
Elections présidentielles françaises : pas de « grosse surprise »
Je suis Belge et, par conséquent, non soumis à la législation française totalitaire empêchant les individus de s’exprimer. Toutefois, la plateforme canalblog n’autorise pas ses clients (et sources de revenu) à communiquer les résultats des élections présidentielles françaises : elle est soumise aux obligations légales de la République. Dans la mesure où je reçois des visiteurs français par centaine depuis une heure, je me permettrai quand même d’user des termes employés par la télévision française en 2002 avant 20 heures pour faire apercevoir les tendances se dégageant du premier tour.
Permettez-moi, tout d’abord, d’insister sur le haut taux de participation de l’élection. Plus de 31 p.c. à mi-journée ; presque 74 p.c. à 17 heures. Nous nous dirigeons donc vers des sommets.
Vient la suite. En 2002, PPDA et France 2 annonçaient, bien avant 20 heures, une « grosse surprise ». Les guignols de l’info avaient même révélé la présence de Le Pen bien avant l’heure fatidique. Pour ma part, je ne citerai aucun nom. Je ne veux pas mettre canalblog dans la mouise. Je me contenterai tout simplement de singer les commentateurs français et de dire qu’il n’y a pas de « grosse surprise » (sources suisse et belge) en ce 22 avril 2007.
N.B. Pour mes lecteurs belges, je signale que le JT d’RTL-TVI de 19 heures sera consacré à ces élections et annoncera les chiffres.
EDIT. Ceux qui souhaitent en savoir plus peuvent cliquer sur le lien: "Commentaires" ci-dessous.
06 avril 2007
Variations sur le réchauffement climatique
Le GIEC blablate sur notre compte depuis quelques jours à Bruxelles. Lundi, dans son discours d’ouverture des « travaux », le premier ministre belge Guy Verhofstadt a déclaré que « des mesures impopulaires (étaient) inévitables » et que « c’(était) aux hommes politiques d’aujourd’hui de prendre ces mesures. Pas quelques hommes politiques de certains pays, mais nous tous. » Pour le dire en d’autres mots : il a jugé que seule une fiscalité pénalisante pouvait entraîner une évolution des comportements.
Bref, le terrain est débroussaillé : citoyens, attendez-vous à d’autres taxes écologiques ! Africains qui souhaitez sortir de la misère, ce ne sera pas pour tout de suite ! Comprenons-nous bien : ce n’est pas une affaire de personnes, nooon – l’état vous aime, tout le monde le sait. C’est juste une question de pognon et de spin-doctors. D’un côté, vos maîtres ont besoin de fric pour colmater les brèches de leur système en faillite. D’un autre côté, ils ont besoin de pauvres pour se maintenir au pouvoir. Tout colle. Quand je vous disais que ce n’était pas une affaire de personnes…
Las ! Quelques trublions sceptiques osent encore s’épancher dans les rares espaces de liberté. Parfois même sur des chaînes publiques ! Ainsi, ce jeudi 5 avril 2007, le sémillant Yves Calvi avait invité Eric Joly, journaliste spécialiste de l’environnement, sur le plateau de l’émission C dans l’air. Thème du débat : « Terriens, la mer monte ! » Quel plaisir d’entendre une voix discordante dans le gloubi-boulga indigeste servi par les deux femmes (bêtes comme leurs pieds) et l’ « expert » (aussi limpide que son regard) conviés autour de la table. Quelqu’un a enfin dit à la télévision comme il était ridicule de crier au réchauffement climatique en s’appuyant sur la canicule de 2003, comme il était pathétique de conditionner les gens en montrant dans le poste une image de pingouin sur sa banquise, comme il était scandaleux de taire les voix discordantes dans les médias francophones. Merci, monsieur Joly !