01 octobre 2006
Interventions externes
La porte entr’ouverte se voudra un lieu de discussions, plus axées sur la raison que sur l’émotion, plus argumentées que « sloganisées ». Même si la différence d’opinions mène, parfois, à des pugilats verbaux, je demanderai aux intervenants extérieurs de se contenir afin que le débat reste ciblé sur les idées et non sur les personnes.
Cette consigne est primordiale, non seulement eu égard aux règles de politesse, mais aussi par rapport à la force de persuasion. Un libéral aura toujours du mal à convaincre un constructiviste de la justesse du libéralisme s’il emploie un ton hautain, méprisant, insultant, dédaigneux ou trop caricatural. Par conséquent, chacun devra rester maître de soi.
J’offre la possibilité aux lecteurs de déposer leurs commentaires sous chaque article. En principe, pourvu que les écrits restent dans le cadre de la décence, de l’argumentation ou de la logique, une liberté d’expression totale est accordée au visiteur. Toutefois, en cas de troll, je me réserve le droit de supprimer les commentaires inopportuns. Ne sont pas les bienvenus les propos inintelligibles (langage sms), les slogans, les attaques personnelles et les sorties non argumentées.
Voilà terminée la présentation de la porte entr’ouverte. En épilogue de celle-ci, il me reste à espérer que la « fatigue du blogueur » ne m’atteindra pas trop tôt. Je veillerai, également, à ne pas rendre mes interventions trop inégales.
Ce lundi 2 octobre 2006, j’inaugurerai le bal avec un billet traitant à la fois d’Europe, de fiscalité et de Didier Reynders.
29 septembre 2006
Objectifs du blog
Le blog « Porte entr’ouverte » a quatre objectifs principaux. Le premier est personnel : j’espère, par celui-ci, voir mes pensées personnelles se construire sur des assises solides. Deuxièmement, le blog se voudra – d’où son nom – une porte entr’ouverte vers une once de vérité politique. S’il pouvait répandre un tant soit peu les idées libérales, j’en serais ravi. Troisièmement, le blog tentera de guider le lecteur vers des lectures plus détaillées, plus approfondies, moins vulgarisées. Les liens proposés dans la colonne de droite servent cette ambition. Quatrièmement, le blog cherchera, comme son auteur, à approfondir de plus en plus les théories libérales et libertariennes.
28 septembre 2006
Contenu de la porte entr'ouverte
Le blog traitera de moult sujets. Chacun de ceux-ci se rattachera, quoi qu’il arrive, à une critique libérale de la société actuelle.
Différents types de catégories vous seront présentées. En voici un bref aperçu.
Belgique. J’aborderai ici l’actualité belgo-belge : les scandales politiques récurrents, les élections, les figures de proue politiciennes, les programmes de parti, les nouvelles lois « Big Brother », etc.
Europe. Cette catégorie visera, mutatis mutandis, l’actualité décrite à l’alinéa précédent : tant l’union européenne que les pays européens seront examinés en ces lieux.
Libéralisme. Je traiterai, dans cette rubrique, de thèmes intéressants, propres au libéralisme. Dans un premier temps, je comparerai essentiellement ma philosophie politique aux autres. Ensuite, quand ma culture du libéralisme sera plus étoffée, j’évoquerai ici les grands débats déchirant les libéraux et / ou les libertariens.
Taxes et impôts. Cette catégorie vous présentera le paysage taxatoire garnissant nos « démocraties sociales ».
Dépenses publiques. Cette rubrique, à mettre en parallèle avec la précédente, montrera où passe l’argent spolié aux individus.
Jurisprudence passée et présente. Je m’attarderai, ici, sur certains arrêts, dont la jurisprudence soit représente la morne réalité des juges soit dénote exceptionnellement dans le panorama juridique. En ce mois d’octobre 2006, je traiterai, via deux billets, de la cour d’arbitrage.
Il se peut toujours que, au fil du temps, d’autres catégories viennent se joindre à celles décrites ci haut.
26 septembre 2006
Porte entr’ouverte : bienvenue
J’ouvrirai officiellement le blog « Porte entr’ouverte » le lundi 2 octobre 2006. D’ici là, je le présenterai via quatre billets introductifs. Le premier traitera de ses sources d’influence, le second de son contenu, le troisième de ses objectifs et le quatrième des interventions externes au blog.
Partant, je m’attacherai, aujourd’hui, à vous parler de moi-même, du libéralisme et de certains blogs réputés. Bref, de ce qui m’a amené à tenter la belle aventure des chroniques sur Internet.
Je suis né en 1983, près de Liège, en Belgique. J’eus la chance de tomber dans une bonne famille, c’est-à-dire l’une où l’on apprend la vie à ses enfants par un autre mode que les baffes, les cadeaux ou les engueulades. Toutefois – et j’aimerais le préciser immédiatement afin d’éviter certaines attaques ad hominem par la suite – je ne suis pas le noble descendant d’une lignée aristocratique, ni même bourgeoise. J’appartiens, si l’on veut, à la classe moyenne. Cela dissipera, je l’espère, tout malentendu futur du style « le libéralisme est une religion de riches ».
Je fus formé, en humanités, dans un collège jésuite du centre ville. L’enseignement se donnait au ralenti et je m’amusais comme je pouvais pendant les cours – comprenez que j’emmerdais les profs. Inhabité par la foi chrétienne, je subissais pourtant les religiosités de certains pères, préférant en rire que m’en assoupir. Bref, j’étais un jeune, un peu perdu, attendant que le temps passe.
Tombé, par hasard, dans le bain de la faculté de droit de l’université de Liège en 2001, je suivis lesdites études sans grande passion. Les cours traitaient essentiellement de droit positif : rares furent ceux ouvrant les portes de la raison. Au contraire, généralement, l’on préférait nous apprendre les « machins » ayant germé dans le cerveau atrophié du législateur. Ce temps est, depuis peu, révolu : je suis désormais diplômé et libre d’une fameuse plaie.
Le long enterrement des études m’offrit la possibilité de découvrir, grâce à l’Internet, une remarquable philosophie politique. Jusque là, je me croyais libéral, mais je n’étais, en réalité, qu’un triste constructiviste. Séduit par tant de raison, tant d’arguments, tant de cohérence, je me fis enlever, consentant, par le libéralisme. Lorsque, tendrement, ses douces mains m’attirèrent à lui, je me laissai faire, et souris.
Certains de vous tiqueront : « le libéralisme, sexy ? » Je leur répondrai : « oui ». « Mais, mais, mais » balbutieront-ils : « le libéralisme, c’est les méchants patrons ; le libéralisme, c’est la guerre en Irak ; le libéralisme, c’est Sarkozy ; le libéralisme, c’est une politique d’immigration stricte et contrôlée ; le libéralisme, c’est l’extrême droite ; le libéralisme, c’est les Etats-Unis ; le libéralisme, c’est la loi de la jungle ; le libéralisme, c’est la haine des homosexuels ; le libéralisme, c’est la société actuelle ; le libéralisme, c’est ultra – néo – mal ! » Je poursuivrai pourtant sereinement : « J’aime le libéralisme. » Face aux bouches hébétées et, surtout, aux poings vengeurs, je me presserai d’ajouter : « Mais le libéralisme n’est pas ce que vous venez de décrire. »
La mauvaise réputation actuelle du libéralisme provient essentiellement des idées reçues que l’on a à son égard. Généralement, les attaques à son encontre résultent de personnes n’ayant jamais lu le moindre écrit libéral, donc n’ayant qu’une connaissance tronquée de la réalité. Tâchons donc de lever le voile.
Le libéralisme est, selon moi, l’ensemble philosophico-politique formé par les pensées des auteurs libéraux. Certes, voici une jolie tautologie mais, croyez-moi, elle m’appert nécessaire tant les libéraux sont tiraillés de l’intérieur. Dès lors, concentrons-nous sur le principal : quand un auteur pourra-t-il être considéré comme libéral ? D’ordinaire il se référera aux principes suivants :
Je tenterai, dans les prochaines chroniques, d’illustrer concrètement le libéralisme. Pour l’heure, je reviendrai à la fin de mon histoire. Je vous parlais, souvenez-vous-en, de mon coup de foudre pour le libéralisme. Celui-ci survint grâce à l’Internet et principalement grâce aux articles de blogueurs valeureux. Tous les jours, je parcourus, avide de connaissances, certains blogs libertariens et journalistes. Mes fougueuses passions embrassaient plutôt les idées que leurs auteurs – je tiens à rassurer ceux-ci. Toutefois, que le présent paragraphe me permette de remercier ces illustres inconnus, mais pères spirituels, que sont Lucilio, melodius, Constantin et Citoyen Durable.
Pour clore le présent billet, je référencerai mes blogs préférés :
- Chacun pour soi ;
- Citoyen Durable ;
- Climax ;
Puisse cette présentation des sources de la porte entr’ouverte vous éclairer quelque peu. Si certains reconnaissent l’identité de l’auteur de ces lignes, je leur serai gré de la garder pour eux. Qu’ils m’appellent simplement Wali, comme tout le monde.