18 juin 2008
L'état belge, grand bénéficiaire de la flambée du prix du pétrole
Je parlais hier à une connaissance; elle m'avouait que, avec l'inflation actuelle, elle travaillait actuellement à perte. Le poste du carburant était visiblement celui qui posait le plus de problèmes. J'imagine que, avec toutes les protestations qu'on entend à gauche à droite, elle n'est pas la seule personne à se plaindre de la flambée du prix de l'essence. Au contraire, me direz-vous: tout le monde y va de sa critique personnelle de la situation. Tout le monde? Non! Une caste d'irréductibles voleurs arbore un sourire de plus en plus large au fur et à mesure que le prix croît. Cette caste s'appelle l'état.
Nous avons en effet appris cette semaine que le fisc belge profite bien de la flambée du prix du pétrole. Ainsi, grâce à la TVA, "un automobiliste belge, pour chaque plein de 50 litres, contribue (...) aux caisses de l'Etat à hauteur de 9,5 euros de plus qu'il y a 5 ans. La pression fiscale sur un réservoir de mazout de 3.000 litres a également augmenté de 360 euros." Par ailleurs, "la pression fiscale sur le diesel a augmenté de 15 centimes d'euro le litre depuis la période 2002-2003. Les charges fiscales sur un litre d'essence ont quant à elles augmenté de 19 centimes d'euro le litre."
Faites un calcul rapide: cette année, la pression fiscale aura encore augmenté... quoi qu'en dise Didier Reynders!
20 août 2007
La « solidarité » socialiste appauvrit les bas revenus
Une récente étude de la commission européenne sur la pression fiscale offre à la Belgique des résultats dignes de ceux engrangés il y a peu aux Tax Awards. L’on y apprend en effet que la pression fiscale exercée sur les bas salaires en Belgique est la plus forte de tous les pays industrialisés : la différence entre ce que l’employeur paie et ce que le travailleur touche après les charges sociales et l’imposition s’élève à 49,2 p.c. des coûts salariaux. Une brève comparaison avec nos voisins nous fera comprendre l’ampleur du désastre : le taux en question est de 47,4 p.c. en Allemagne, 44,5 p.c. en France, 40,6 p.c. aux Pays-Bas et 30,6 p.c. au Grand-Duché de Luxembourg.
Et, comme le rappelle la commission européenne, plus la pression fiscale sur les bas salaires est forte, moins la motivation des chômeurs peu qualifiés à trouver un emploi est grande.
A travers cette étude, nous constatons, une fois de plus, que la pseudo-solidarité défendue par les étatistes se retourne contre les individus, et plus particulièrement contre ceux censés être « protégés » par celle-ci.
05 août 2007
Illustration pratique du vol étatique
Certaines entreprises souhaitent parfois, pour une raison ou une autre, redistribuer une partie de leurs bénéfices à leurs employés. Dans ma boîte, c’est le cas. A priori, une telle action devrait être applaudie des deux mains, spécialement par nos amis collectivistes imaginant que l’entreprise appartient à quelqu’un d’autre qu’aux actionnaires : non seulement elle implique les salariés dans la croissance de l’entreprise, mais elle les rend aussi créanciers lors de la distribution des bénéfices. Pourtant, les divers impôts et charges rendent le procédé peu intéressant : seul un tiers du gateau n’ira pas dans les mains de l’état.
En guise d’illustration, je vous ferai part, ci-dessous, d’un tableau ciblant divers vols étatiques. Celui-ci distingue trois modes de distribution de la prime. Soit on nous l’attribue directement, comme rémunération ; soit on nous l’attribue sous forme d’assurance groupe ; soit on fait un 50-50 entre les deux modes précités. La prime de référence s’élève, dans l’exemple, à 135 EUR.
100 p.c. rémunération |
50-50 |
100 p.c. groupe | |
Brut |
135,00 EUR |
67,50 EUR |
- EUR |
Charges patronales |
- 35,00 EUR |
- 17,50 EUR |
- EUR |
ONSS |
- 13,07 EUR |
- 6,50 EUR |
- EUR |
Précompte |
- 40,33 EUR |
- 17,13 EUR |
- EUR |
Reçu immédiatement |
46,60 EUR |
26,37 EUR |
- EUR |
Assurance groupe |
67,50 EUR |
135,00 EUR | |
Total |
46,60 EUR |
93,87 EUR |
135,00 EUR |
Ainsi, alors que dans un monde libre un individu recevrait en rémunération une prime de 135 EUR, la société actuelle ne lui laisse que 46,60 malheureux euros. Qui a dit « état = vol » ?
13 mars 2007
Environnement, alibi taxatoire
Il y a peu, je vous avais déjà cité la (trop) grande liste des taxes et prélèvements écologiques subis par le citoyen belge. Ce lundi, le gouvernement fédéral a décidé, en comité restreint, de lever une taxe sur les emballages. Nul doute que, comme toutes les taxes écologiques, celle-ci ne vise, avant tout, qu’à accroître les revenus du Léviathan en faillite.
Mais, ô surprise ! Quelqu’un l’a crié dans la presse ! En effet, plusieurs organisations (FEB, UWE, Unizo, Voka, Fevis, Fedia, Detic et Fedichem) ont osé décrire la décision gouvernementale comme « un artifice budgétaire qui n’a rien à voir avec l’environnement ». Selon elles, « l’environnement devient un alibi taxatoire, un slogan marketing destiné à renflouer les caisses de l’État ».
Plus grave : « Cette taxe entraînera uniquement une perte de pouvoir d’achat des ménages (150 euros par an) et aura une incidence importante sur les prix et sur les coûts des entreprises. Cette taxe aura surtout des conséquences importantes sur le budget des ménages les plus défavorisés. En effet, la taxe est plus perceptible sur un produit bon marché que sur un produit de luxe. »
Les organismes précités ont donc créé un site Web pour démontrer le mal de ce nouveau hold-up étatique. Je vous invite à le faire tourner : il illustre bien, sur le mode particulier, les maux généraux des prélèvements obligatoires. En plus, il mord où ça fait mal.
02 mars 2007
Radars, ces brigands de grand chemin
Aujourd’hui, nous parlerons sécurité routière, liberté de circulation et soussous dans la popoche des politiciens. Direction : la France. Le rédacteur en chef du Nouvel Observateur, Airy Routier, vient d’écrire un brûlot tirant à boulet rouge sur la politique routière du pays : « La France sans permis ». S’appuyant sur son expérience, il y dénonce la politique répressive transformant « d’honnêtes citoyens en délinquants présumés ». Il explique également comment deux millions de Français en viennent à rouler sans permis : la perte de points lors d’infractions inoffensives conduit, par l’accumulation, à la perte du permis. Les radars en reçoivent également pour leur grade : cela tombe bien, je cherchais justement une transition pour aborder l’info du jour.
Je viens d’apprendre que les radars automatiques ont rapporté à l’état français 349 millions d’euros en 2006. Jolie somme, non ? Dire que, sans les « passe-droits », « connaissances » et autres « clémences », elle eut été plus importante encore ! Le Figaro rappelle en effet que « plus de 43,2 % des conducteurs, flashés par les radars automatiques, ont échappé en 2006 à un PV puisque seulement 56,8% des infractions constatées ont donné lieu à l'envoi d'une contravention. » Quand on vous dit que l’état offre une justice à deux vitesses…
02 février 2007
Écologie politique : quelques chiffres
Depuis ce début d’année, nous sommes, encore plus qu’à l’accoutumée, assommés par la propagande du réchauffement climatique. Tous les médias s’en donnent à cœur joie : cette semaine, La Libre Belgique organise une semaine consacrée au climat ; il suffit, par ailleurs, de zapper de sites d’information en sites d’information pour constater que, d’un côté ou de l’autre, un espace conséquent est réservé au thème en question. En outre, personne n’a pu louper, hier, les appels de la presse subsidiée visant à cesser de « consommer de l’énergie » entre 19 heures 55 et 20 heures.
Au niveau politique, l’on se frotte les mains. Ainsi, en France, la plupart des candidats à la présidentielle se sont empressés, ce mercredi 31 janvier 2007, de signer le « Pacte écologique » de l’a(ni)mateur Nicolas Hulot. Dans le monde, rares sont les politiciens osant dénoncer la loi du silence pesant sur les manipulations dont sont victimes les « citoyens ».
Aujourd’hui, je n’ai pas voulu contrer la propagande étatique : d’autres, bien plus compétents que moi, s’en chargent déjà brillamment. J’ai préféré illustrer l’autre versant de l’écologie politique : celle du pognon, des taxes, des soussous dans la popoche des politiciens. Pour ce faire, je me suis aidé d’un petit guide pour l’entreprise, intitulé sobrement : « Environnement : taxes et subsides 2006 » (éditions Kluwer). Pas besoin de longs discours lénifiants : s’inspirer de la table des matières suffit pour comprendre.
Wallonie : taxes et redevances
- taxe sur le déversement des eaux usées ;
- taxation sur les prises d’eau souterraine ;
- déchets ménagers et non ménagers ;
- déchets toxiques ;
- importation et exportation de déchets.
Bruxelles : taxes et redevances
- taxation sur les eaux usées ;
- importation et exportation de déchets ;
- papiers et cartons ;
- taxation des déchets.
Flandre : taxes et redevances
- déversement des eaux usées ;
- redevance sur le captage d’eaux souterraines ;
- déchets ;
- captages d’eau en eaux de surface.
Belgique : taxes et redevances
- risques d’accidents majeurs de certaines activités industrielles ;
- redevances à l’importation, l’exportation et transit des déchets (les deux premiers concernent des compétences transférées aux Régions) ;
- écotaxes
- cotisations d’emballage
Europe : taxes et redevances
- quant à une taxe sur le CO2 et l’énergie, plusieurs propositions ont été refusées par le passé, mais des chantiers, en cours, finiront un jour par aboutir (la volonté de taxer existe réellement) ;
- quant à la taxation des produits énergétiques, voir la directive 2003/96/CE qui restructure le cadre communautaire.
…
Et je ne pense pas que tout ceci soit exhaustif.
N.B. Lire aussi Ludovic Delory.
12 décembre 2006
Réponse à MarK
Visiblement, un problème technique empêche certains commentaires de s’afficher sur l’article TVA ou taxe sur la consommation. Etant moi-même victime du bug, j’ouvre la page des billets à ma (courte) réponse au commentaire de mon ami MarK, qui me faisait le plaisir d’intervenir pour la première fois sur ce blog.
La voici :
Salut MarK!
J'achève à l'instant ma réponse à ton mail; j'aperçois ce commentaire-ci et m'empresse d'y répondre également.
(Tout d'abord, j'ai constaté dans mes stats que tu as eu un petit problème pour poster sur l'article "De nouvelles difficultés pour les fournisseurs de l'état", peut-être même sur celui-ci. Désolé, mais parfois la plateforme canalblog plante. Je ne peux rien y faire, même pas récupérer les commentaires perdus. Pour déjà avoir été victime de cela, j'ai pris l'habitude de sauvegarder le commentaire que j'envisage de poster... au cas où un problème survenait. Un copié-collé suffit après pour recommencer l'opération.)
"Taxer la consommation plutôt que le revenu est aussi un moyen de rendre notre économie plus compétitive (moins non-compétitive)."
Mais comme je l'ai dit dans le billet: "Hélas, l’expérience actuelle de l’union européenne semble infirmer le bien-fondé de cette hypothèse : la pression fiscale s’est fortement accrue chez nous durant les quarante dernières années."
"En effet, taxer le travail et le capital est une taxe sur la production. Donc, les biens produits sont plus chers, et donc, se vendent moins bien sur les marchés internationaux. Cette distorsion est beaucoup moins grande si l'on taxe la consommation."
Il ne faut quand même pas perdre de vue qu'au final, avec la TVA, le prix du bien sera augmenté de 20 p.c. L'individu en pâtira donc.
"Si, dans une perspective éthique - responsable, que certains jugeront peut être complètement infondée ou aberrante, le gouvernement voulait imposer une prise en compte de l'environnement, la taxe sur la consommation serait encore une fois beaucoup plus efficace. En effet, il est facile de savoir combien un bien a de pollution inhérente à sa production."
Je ne suis pas d'accord avec toi tant sur le principe d'une taxe environnementale que sur l'idée qu'il serait facile de savoir combien un bien a de pollution inhérente à sa production.
Non seulement le concept de pollution est fort flou et les politiciens pourraient en faire ce qu'ils veulent. Mais encore: nombreux seront les sujets où les scientifiques ne s'accordent pas sur le fait de savoir s'il y a pollution ou non. Quant à la calculer, n'en parlons pas: les facteurs pris en compte ne seront jamais exhaustifs; de plus, ils resteront figés; enfin, ils ne pourront pas, par la force des choses, être prospectifs.
(Je rappelle au passage que la valeur d'un bien est celle sur laquelle s'accordent deux personnes; bref, qu'on ne pourrait la déterminer "objectivement".)
Illustration pratique des difficultés pour savoir s'il y a pollution ou non: le réchauffement climatique. (N'étant pas expert en la matière, je me base sur le post suivant de DoM P.)
Première question: a-t-il lieu et quel est son impact?
"Le consensus au sujet du RCG n'existe pas. De nombreux scientifques contestent la réalité du RCG. Quelques exemples :
- Un glaciologue analyse historiquement les variations climatiques, et s'attaque au mythe de la fonte générale des glaces
http://virtedit.free.fr/3article.html
- Un sondage effectué auprès de climatologues pour connaître leur position sur concernant le RCG:
http://www.staff.livjm.ac.uk/spsbpeis/Scienceletter.htm
(...)
- Le consensus n'existe pas au GIEC :
http://www.climat-sceptique.com/article-2027364.html
- Plus général que le simple RCG, The Economist critique les fables de certains ecolos :
http://www.economist.com/displayStory.cfm?Story_ID=718860
- Michael Crichton prend position :
La source : http://www.heartland.org/pdf/16252.pdf
La traduction : http://www.institutmolinari.org/editos/20050602.htm
- 17 000 scientifiques remmettent en cause le RCG :
http://www.oism.org/pproject/s33p357.htm
- Un glaciologue récuse les évidences concernant la fonte des glaciers et la conclusion de RCG qui l'accompagne généralement :
http://virtedit.free.fr/article.html
- En quoi les îlots de chaleur urbains (ICU) faussent-ils les mesures de température servant à appuyer la thèse du RCG :
http://www.climat-sceptique.com/article-2021987.html"
Deuxième question: si c'est le cas, les gaz à effets de serre en sont-ils les principaux responsables?
"Que les GES soient responsables du RCG ne crée pas le consensus non plus, même parmi ceux qui croient au RCG. Sources :
- Si les GES sont la cause du RCG, comment expliquer le refroidissement 1998-2004?
http://www.cru.uea.ac.uk/cru/press/2005-12-WMO.pdf
- Les rayons cosmiques, une explication crédible au RCG :
http://la.climatologie.free.fr/soleil/soleil1.htm
- Les propriétés communes des GES :
http://www.ens-lyon.fr/Planet-Terre/Infosc...ffetdeserre.htm
(...)
Le CO2 n'affecte le climat que de façon marginale, selon Jean Veizer
La source : http://www.friendsofscience.org/documents/veizer2.pdf
La traduction résumée : http://www.climat-sceptique.com/article-2761770.html"
Etc. Pour les questions qui suivent ("Si c'est encore le cas, dans quelle mesure l'homme lui-même en est-il la cause?" "L'homme peut-il corriger la tendance?" "Cela est-il souhaitable?" etc.), voir le topic auquel je renvoie.
Concernant le domaine environnemental, bien des personnes seront plus compétentes que moi pour te démontrer que le privé et la propriété sont bien plus efficaces que le public et son vol.
Wali
04 décembre 2006
TVA ou taxe sur la consommation
J’étudierai aujourd’hui le système TVA. Plutôt que de vous décrire en détail le rébarbatif code belge y relatif, je me concentrerai sur quelques réflexions pratiques et politiques touchant ladite taxe. Mon discours sera évolutif : je reprendrai, en premier lieu, les éléments « gracieux » de la TVA, avant de descendre, progressivement, vers les aspects « grimaçants » de celle-ci. Bref, je retracerai les traits du visage individuel se renseignant sur la TVA : son sourire s’inversera toujours au final.
Avant toute chose, qu’il me soit permis de faire un bref rappel historique. La taxe sur la valeur ajoutée n’est pas née ex nihilo. Bien avant elle, l’Europe subissait – en dehors de la France – le système de la taxe sur le chiffre d’affaire. Fort similaire à la taxe sur la valeur ajoutée – j’y reviendrai plus tard – la TCA rajoutait une couche d’injustice supplémentaire, celle de son fonctionnement, à l’iniquité naturelle découlant de son existence.
Un petit exemple illustrera mes propos. Soit la situation suivante : la chaîne de fabrication d’un bien, mettant en scène le travail minier, un sidérurgiste, un transformateur et un fabricant.
|
Prix d’achat |
Valeur ajoutée |
Prix de vente |
Taxe (7 p.c.) |
Prix de vente + Taxe |
Fisc |
Mine |
100 |
100 |
7 |
107 |
7 | |
Sidérurgiste |
107 |
50 |
157 |
11 |
168 |
11 |
Transformateur |
168 |
100 |
268 |
19 |
287 |
19 |
Fabricant |
287 |
300 |
587 |
41 |
628 |
41 |
Totaux |
|
550 |
|
|
|
78 |
Vous aurez remarqué qu’avec pareil système, la valeur ajoutée par le travail minier (100) sera taxée, non seulement au stade premier, mais également à l’échelon du sidérurgiste, du transformateur et du fabricant. Partant, elle sera taxée quatre fois ! De plus, vous aurez décelé la deuxième monstruosité du système : la taxe survenant à chaque niveau de production sera elle-même taxée aux stades suivants.
Que le lecteur arbore donc un fier sourire : le système actuel de TVA, qui ne présente pas ces inconvénients, aurait pu être bien pire ! Toutefois, qu’il ne perde pas son sens critique. J’ignore en effet à combien s’élevait le taux de la TCA dans les années 50. (Avis à ceux qui savent.) S’il était faible, il ne fait aucun doute que son application aurait été moins spoliatrice que ce que nous connaissons aujourd’hui, à savoir un taux de TVA s’élevant, pour la Belgique, à 21 p.c.
Maintenant ce rappel historique effectué, plongeons-nous dans le bain de la réflexion.
Tout d’abord, il convient de relever que la TVA est l’impôt le moins inégalitaire. En effet, son taux est identique pour tous les individus, vis-à-vis d’un même bien : il ne croît pas en fonction des revenus de l’acheteur. Cela ne déçoit pas pour autant les spoliateurs de gauche : les fortunés, qui normalement achèteront plus que les nécessiteux, paieront ipso facto plus de taxes que ces derniers.
En second lieu, nous noterons que la TVA est fort semblable à l’ancienne TCA. Malgré la novlangue étatique tentant de faire croire que c’est l’entreprise qui supportera le poids de la taxe, via les termes « sur la valeur ajoutée » ou « sur le chiffre d’affaire » ornant sa dénomination, il ne fait aucun doute que la TVA sera supportée, au final, par le consommateur. Par conséquent, nous devrions désormais la qualifier de « taxe sur la consommation ».
À cet égard, il faut remarquer que son apport à l’état sera plus important quand l’économie tourne. Hypothétiquement, son existence pourrait donc constituer un fameux rempart contre une économie communiste ou social-démocrate. En effet, les états en viendraient à supprimer leurs mesures, taxes et impôts freinant la consommation, s’ils voulaient engranger plus d’argent par cette voie « invisible ». Hélas, l’expérience actuelle de l’union européenne semble infirmer le bien-fondé de cette hypothèse : la pression fiscale s’est fortement accrue chez nous durant les quarante dernières années.
Passons donc au point suivant, commençant par un nouvel avantage de cette taxe par rapport aux autres ponctions étatiques : le particulier n’aura pas à subir de paperasseries chaque année, au contraire de ce qu’il connaît, par exemple, avec l’impôt sur le revenu. Par contre, le commerçant devra, quant à lui, gaspiller pas mal de son temps pour satisfaire au mécanisme permettant d’éviter les injustices de l’ancien système TCA. Trois conséquences néfastes découlent de cette perte d’énergie.
- Premièrement, le commerçant et l’entrepreneur verront l’ennui ou la démotivation les atteindre face à ces obligations rébarbatives. Or, ces courageux individus constituent le premier moteur de l’économie.
- Deuxièmement, satisfaire au mécanisme mis en place coûtera du temps, donc de l’argent. Des personnes seront peut-être engagées afin de s’occuper de ces tâches. Partant, le consommateur paiera, une fois de plus, les coûts dérivant de ces contraintes légales.
- Troisièmement, les différentes étapes de production auront tendance à se concentrer en de grosses structures pour réduire les dépenses provoquées par les impératifs étatiques. Par conséquent, les petits commerces auront plus de difficultés à lutter, économiquement parlant, contre les grandes entreprises.
Bref, au final, notre sourire initial a mué en grimace. Certes, la taxe sur la consommation est moins dérangeante que d’autres ponctions étatiques. Toutefois, cela n’empêche pas qu’elle constitue, à l’instar de ses sœurs, un acte malsain aux conséquences néfastes : en achetant quoi que ce soit, nous paierons toujours plus que le prix initial, et ce pour satisfaire aux besoins égoïstes de petits politiciens constructivistes. Notre pouvoir d’achat, déjà fortement diminué via les charges sociales et l’IPP, ne s’en verra que plus rabaissé.
02 novembre 2006
Impôt sur la solidarité : ne donnez pas, citoyens !
Tout libéral sait que la vraie solidarité consiste en la volontaire et non en l’obligatoire. L’abus de novlangue ne le trompe pas.
Tout libéral comprend aussi pourquoi la solidarité sera toujours plus intense dans un système libéral que dans un système communiste, socialiste ou social-démocrate. Ces derniers dénoueront inévitablement les relations humaines.
Une bonne illustration de ces deux vérités se trouve dans l’article 131 du code des droits d’enregistrement, d’hypothèque et de greffe. On y retrouve deux tableaux, déjà bien connus à vrai dire. Souvenez-vous de l’arrêt 107/2005 de la cour d’arbitrage sur les droits de succession en Wallonie : les tableaux sont exactement les mêmes.
Pour mémoire :
Tranche de part nette |
Ligne directe entre époux entre cohabitants légaux | ||
De |
À inclus |
A |
B |
EUR |
EUR |
p.c. |
EUR |
0,01 |
12.500,00 |
3 |
|
12.500,01 |
25.000,00 |
4 |
375 |
25.000,01 |
50.000,00 |
5 |
875 |
50.000,01 |
100.000,00 |
7 |
2.125 |
100.000,01 |
150.000,00 |
10 |
5.625 |
150.000,01 |
200.000,00 |
14 |
10.625 |
200.000,01 |
250.000,00 |
18 |
17.625 |
250.000,01 |
500.000,00 |
24 |
26.625 |
Au-delà de 500.000,00 |
|
30 |
86.625 |
Tranche de part nette |
Entre frères et sœurs |
Entre oncles ou tantes et neveux ou nièces |
Entre toutes autres personnes | ||||
De |
À inclus |
A |
B |
A |
B |
A |
B |
EUR |
EUR |
p.c. |
EUR |
p.c. |
EUR |
p.c. |
EUR |
0,01 |
12.500,00 |
20 |
|
25 |
|
30 |
|
12.500,01 |
25.000,00 |
25 |
2.500 |
30 |
3.125 |
35 |
3.750 |
25.000,01 |
75.000,00 |
35 |
5.625 |
40 |
6.875 |
60 |
8.125 |
75.000,01 |
175.000,00 |
50 |
23.125 |
55 |
26.875 |
80 |
38.125 |
Au-delà de 175.000,00 |
|
65 |
73.125 |
70 |
81.875 |
90 |
118.125 |
Et oui, quand vous donnez, l’état récupère une bonne part ! Donnez une maison valant 175.000 EUR à un clochard qui n’appartient pas à votre famille… et l’état empochera 73.125 EUR sur le dos de votre générosité.
Certes, nous retrouvons des baisses de taux à l’article 140 du code suscité, mais celles-ci concernent essentiellement… des institutions publiques ! On voit que la « solidarité étatique » a ses priorités !
Bref, nous pouvons observer la situation en lorgnant sur les deux idées de départ. Puisqu’il taxe la véritable solidarité, l’état démontre que promouvoir celle-ci n’est pas un de ses objectifs. Au contraire, de par sa taxation, il décourage ces comportements bienfaisants. Or, ces derniers sont, à mes yeux, des facteurs illustrant l’harmonie d’une société. Ils sont, par conséquent, intimement appelés à renaître, naturellement, via un modèle libéral.
N.B. : en cadeau, un lien bien plus détaillé sur le thème de la solidarité vis-à-vis des pays africains.
29 octobre 2006
Un patron extorque à son entreprise plus de trois cent millions d’euros !
Ce n’est pas moi qui l’affirme mais bien le moniteur belge du 29 décembre 2005, contenant le budget des voies et moyens de l’année budgétaire 2006 : Belgacom, l’ « entreprise citoyenne », aura versé, en 2006, 346.000.000 EUR de dividendes à l’état belge. Mais quand c’est ce dernier qui est actionnaire, on entend moins les alter-comprenants sur le sujet : en effet, le citoyen sait que l’état ne mangera pas les enfants de ses employés, au contraire de tout grand méchant patron qui se respecte.
N.B. Le titre accrocheur n’est qu’une parodie de la propagande gauchiste et ne reflète aucunement les pensées de l’auteur.